L'histoire de celle qui devint millionnaire en publiant des livres sur Internet

Clément Solym - 03.01.2012

Edition - Société - hocking - ebook - millionnaire


C'est tout de même la petite star de l'année 2011. Amanda Hocking est une Américaine de 27 ans, devenue millionnaire en publiant des livres sur Internet. Recalée une bonne cinquantaine de fois par des maisons d'édition qui n'ont sans aucun doute pas su apprécier les qualité d'écriture de cette jeune auteure, originaire du Minnesota, celle-ci a finalement trouvé dans l'autoédition son public.

 

Persévérante, elle a donc décidé de passer par la voie de l'autoédition par le biais du site d'Amazon, où ses ebooks ont atteint le top des ventes, à 2,30 euros le titre, et environ 9.000 ventes pas jour.

 

Ce qui est surtout délirant dans son modèle, c'est que jamais Amanda n'a obtenu de contrat d'édition. Et donc, aucune notoriété antérieure pour la propulser. De fait, sur les 25 meilleures ventes d'ebooks réalisées sur Kindle, six d'entre les auteurs, seulement, ont obtenu un contrat d'édition classique. Bienvenue dans un monde moderne, où la prescription est un outil que l'on met en place seul. 

 

Pas chers, et faciles à lire : la recette ?


Si le modèle Indignez-vous, vendu 3 € a su marcher en librairie physique, comment en serait-il autrement pour l'univers dématérialisé de l'ebook, outre-Atlantique ? 

 

Les livres d'Amanda Hocking, qu'elle écrit en moins d'un mois environ, racontent des histoires de vampires, qui seront bientôt traduits pour être distribués dans plus de trente pays., et des projets d'adaptation au cinéma sont en cours.

 

D'autres auteurs connaissent un destin similaire grâce à l'autoédition,. Michal Prescott, auteur de Stealing Faces, avait empoché 300.000$ avec 800.000 exemplaires vendus en 2011.

 

En cette période, l'actualité des auteurs autoédités est particulièrement importante. À l'instar d'un John Locke, également millionnaire en vente de livres numériques, Amanda compte parmi les premières à s'être fait remarquer par le biais de l'outil de commercialisation Kindle Direct Publishing. 


« Je n'attendais rien de tel. J'espérais environ 10 % de ce qui m'arrive maintenant », avait simplement pu dire Amanda, lorsqu'Amazon s'est débattu comme un beau diable pour la garder dans son giron face aux éditeurs qui souhaitaient lui proposer un contrat d'édition classique, pour papier et numérique.

 

Face à ces nouveaux phénomènes, la position des grands éditeurs parait désuète et revient à se tirer une balle dans le pied. Amazon, qui avait déjà commencé grignoter leurs parts de marché sur un certain nombre de fronts, s'en frotte déjà les mains.