Rentrée littéraire : La fashion week des libraires

L'homme par qui le reggae passa les frontières, Bob Marley

Clément Solym - 09.05.2011

Edition - Société - reggae - marley - anniversaire


Né en 1945 en Jamaïque, Bob Marley a confondu son destin avec celui du reggae. Sa mort, le 11 mai 1981 à Miami, n'a pas mis fin à sa renommée. Il a vendu deux cents millions de disques dans le monde entier !

Bob Marley vit les revendications politiques jamaïcaines et apprend l'indépendance de son pays en 1962. Entre 1960 et 1971, le chanteur Bob Marley pratique le ska avec les musiciens Bunny Livingston et Peter McIntosh dit Peter Tosh. C'est une musique à danser jamaïcaine au rythme enlevé, qui accentue les contretemps. En 1962, son groupe the Teenagers crée Judge Not, enregistré en 1962 par Jimmy Cliff et Desmond Dekker.

Il renomme son groupe Les Wailing Wailers et fait paraître en 1963 la chanson populaire Simmer down.

Chanteur jamaicain

Bob Marley suit l'évolution du ska vers le rock steady, sous l'influence de la musique pop américaine. Le rythme se ralentit, le texte devient plus important, le reggae est apparu. Le mot aurait été inventé en 1968 par Toots and the Maytals, d'après le mot « regular », qui signifie « régulier. »

Les chansons de Bob Marley sont basées sur l'alternance traditionnelle de couplets et de refrains. Il a gardé de la Jamaïque les percussions exotiques, mais ses instruments sont de facture moderne, comme les claviers, les guitares électriques et la batterie. Le rythme lent et l'accompagnement, orné mais répétitif, mettent en valeur la voix. Le chant, presque parlé, est porteur d'idées et d'émotions qui font écho dans le public.

En 1969, les frères Barrett intègrent le groupe de Bob Marley et leur jeu subtil de guitare basse et de batterie émerveille les auditeurs ; la chanson Trench Town Rock est diffusée sur l'île pendant cinq mois en 1971.

...à la star internationale

Grâce à ce succès, Bob Marley appelle son groupe the Wailers et signe avec le label Island deux albums qui deviendront mondialement célèbres : Catch a fire en 1971 et surtout Burnin' en 1973, qui renferme les titres Get up stand up et I shot the sheriff. L'industrie du disque se développe.

En 1974, les membres de son groupe se séparent. Bob Marley enregistre l'album Natty Dread, qui comporte No woman no cry ; le chœur est alors composé de sa femme Rita Marley, de Marcia Griffths et de Judy Mowatt.

Les albums suivants, Rastaman Vibration (1976), Exodus (1977), Survival (1979) et Uprising (1980), sont peut-être moins connus du très grand public, mais non moins appréciés - et appréciables.

Grâce aux nombreux enregistrements, les chansons de Bob Marley restent dans les mémoires. Deux essais sont parus récemment : Bob Marley, destin d'une âme rebelle (Flammarion, 2009), de Francis Dordor, et Bob Marley, Les secrets de toutes ses chansons 1962-1981, de Maureen Sheridan (Hors Collection, 2011).