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L'illettrisme des garçons serait de la faute des femmes

Antoine Oury - 23.04.2014

Edition - Société - garçons filles - lecture - édition


Les statistiques tendent à l'affirmer : depuis quelques années, la lecture serait une affaire de femmes, et peu à peu délaissée par les hommes. Inquiétante ou non, l'information a en tout cas été expliquée par l'auteur britannique de livres pour enfants Jonathan Emmett. D'après lui, le fait que les femmes soient celles qui achètent les livres expliquerait le désamour des garçons.

 

 

teaching with emotion: a halloween story

(woodleywonderworks, CC BY 2.0)

 

 

« Je pense qu'il y a des femmes chiennes de garde dans l'industrie de l'édition. Les mères et les grand-mères sont celles qui achètent les livres - c'est ce qui guide le marché » : telle est l'analyse finement ciselée de l'auteur de livre jeunesse Jonathan Emmett, qui ne pense pas une seconde que les hommes pourraient revoir leurs budgets livres.

 

D'après lui, les femmes exerceraient une véritable emprise sur le monde de l'édition : il a relevé dans différents journaux que la moitié des livres jeunesse étaient écrits par des hommes, mais 4/5 de ce volume étaient critiqués par des femmes. « Elles lisent les livres, qui tendent ensuite à refléter leurs goûts », plus que ceux des garçons, explique-t-il.

 

Hannah Lavery, elle-même auteure jeunesse, a levé un sourcil dubitatif face aux causes avancées par Emmett : « Réfléchissez, qui achète les jeux vidéo ? Les mères et les grand-mères aussi, pas vrai ? » Les réactions d'Emmett font suite à plusieurs affaires concernant les représentations stéréotypées dans la littérature jeunesse. 

 

Une récente campagne, Let Books Be Books, appelait les vendeurs et éditeurs à se débarrasser une bonne fois pour toutes des codes couleur, métiers de rêve et activités préférées pour les garçons et pour les filles. Par ailleurs, une étude tout aussi récente, menée auprès de 2000 Britanniques par The Reading Agency, mettait en avant les 63 % d'hommes qui reconnaissent ne pas lire assez...

 

La faute des mères, des épouses et des filles, sans aucun doute...

Par Charlotte Valerio (ActuaLitté, CC BY-SA 2.0) 

 

 

(via Daily Record)