L'impôt sur les marchandises numériques séduit les États-Unis

Clément Solym - 16.04.2009

Edition - Economie - import - marchandises - numériques


L'idée vient bien sûr des politiques qui ne savent plus où donner de la taxe pour parvenir à sortir de la situation de crise actuellement et les États attirés par cette fameuse taxe sur les contenus numériques vont croissant.

Tout ce qui serait acheté via internet et serait un contenu numérique serait alors ponctionné, depuis les chansons sur iTunes jusqu'aux ebooks, bien évidemment. David Patterson, gouverneur de New York avait le premier lancé cette idée, qui ponctionnerait les « services de divertissement délivré de façon numérique ».

Appelée justement l'impôt iTunes, il devrait servir à développer les services en ligne, et démocratiser plus encore l'accès à une connexion haut débit pour tous. Mais pour les opposants, c'est tout le contraire qui en découlera. Le Mississippi est le dernier État à avoir adopté cette mesure et le gouverneur Haley Barbour s'est dit plutôt enthousiaste à cette idée. Ce qui monte à 18 le nombre de territoires en mesure d'appliquer cette législation.

Évidemment, d'un point de vue fiscal, c'est du tout bon, mais comme le consommateur se retrouvera une fois de plus en bout de chaîne, c'est son pouvoir d'achat qui sera impacté. Et le risque de le voir moins consommer paraît certain. Heureusement, l'idée n'est pas populaire chez tout le monde. L'avantage du net est justement de proposer des tarifs plus attractifs, si l'on taxe en sus, les gens risquent fort de se détourner du net et des achats tout court.

Mais on ne va pas demander aux énarques américains d'inventer la poudre... En outre, Steve DelBianco, directeur exécutif de NetChoice jette un regard intrigué sur cette situation : le téléchargement lui semble plus respectueux de l'environnement, et offre des solutions légales pour se procurer logiciels, films, musique et livres. Si l'on majore ces produits, qui n'aura pas la tentation de se tourner vers le piratage ?