L'impression à la demande réussit aux librairies Books-a-Million

Antoine Oury - 03.03.2014

Edition - Librairies - Books-a-Million - impression à la demande - Espresso Book Machine


Si auteurs et éditeurs peuvent déjà profiter des services de l'impression à la demande, les libraires ne sont pas en reste. L'Espresso Book Machine leur permet même de disposer de leur propre système d'impression compact, directement dans leur boutique. Un service utile aux auteurs autopubliés, mais aussi aux usagers désirant imprimer un livre numérique. La chaîne américaine Books-a-Million l'a testé.

 


Espresso Book Machine

L'Espresso Book Machine, Amsterdam Urban Innovation Week 2013

(Waag Society, CC BY 2.0)

 

 

La chaîne de librairies a installé pour la première fois des machines d'impression à la demande en juillet 2013, dans les magasins de Birmingham et Portland. Si la société signale d'emblée qu'il faudra attendre un peu avant d'élargir cette offre à l'ensemble des librairies, elle note des résultats encourageants. 2 employés, dans chacune des librairies, ont été chargés d'accompagner les clients dans leur démarche d'impression.

 

La boutique de Portland a été choisie pour accueillir l'Espresso Book Machine en raison de son « importante communauté d'écrivains et d'auteurs autopubliés », explique Mary Gallagher, vice-présidente de la chaîne BAM!. Un ciblage méticuleux, qui permet d'assurer un minimum de demandes dès le démarrage de la machine. 

 

Les opérateurs impriment ainsi des livres d'illustrations réalisées par des enfants, le fruit d'une recherche généalogique ou encore des fichiers du domaine public transformés en copie physique. Visiblement, le contrôle des fichiers, pour éviter la contrefaçon, se fait en amont pour les oeuvres sous droit : les librairies se fournissent chez Google, Lightning Source, HarperCollins ou Hachette, avec quelques contenus supplémentaires en provenance de chez Random House, W.W. Norton, ou Simon & Schuster. 

 

Un réservoir de titres disponibles pour l'impression à la demande pourrait ainsi permettre aux librairies, dans l'idéal, de ne jamais être en rupture de stock. Reste à voir la qualité des ouvrages produits par cette machine compacte, mais, a priori et au vu des avancées technologiques, elle devrait être à la hauteur d'une impression traditionnelle.

 

Les libraires font désormais la promotion du système auprès des éditeurs, pour obtenir plus d'autorisations d'impression de leur part : « Nous aimerions qu'il y ait plus de livres sous copyright, avec des titres que l'on trouve dans les catalogues des éditeurs », souligne Mary Gallagher. « Mais ils n'ont pas encore saisi le train en marche, et la majorité des ventes se font auprès des autopubliés. »

 

La frilosité des éditeurs apparaît comme dommageable à la responsable : « Il ne s'agit que de servir le client. » Ce n'est probablement pas qu'une impression...




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