L'imprimerie Jean Lamour mise en liquidation

Xavier S. Thomann - 18.01.2013

Edition - Société - Imprimerie - Liquidation - Fermeture


Après une mise en vente à la fin de l'année 2012, l'imprimerie Jean Lamour est désormais en liquidation. Il s'agissait pourtant d'une entreprise de grande qualité, reconnue pour son travail. Filiale du groupe Qualibris depuis 2006, l'imprimerie, située à Maxéville (Meurthe et Moselle), connaît le même sort que d'autres entreprises du secteur, telles que les Reliures Brun (qui appartenaient aussi au groupe Qualibris). 

 

 

Le site Caractère (pour les professionnels de l'imprimé) nous indiquait voilà plus d'un mois la mise en vente de l'imprimerie qui emploie 45 personnes sous la direction de M. Gilbert Luce. Ce dernier leur avait expliqué : « le 21 novembre 2012, nous avons été placés en redressement judiciaire. Après de longues discussions et l'assurance au juge que nous avions une piste locale de reprise, le tribunal de commerce de Nanterre (92) a statué sur un plan de continuation jusqu'à la fin du mois de janvier

 

Aujourd'hui, l'imprimerie est désormais en liquidation, prononcée par le tribunal de commerce de Nanterre, malgré la mobilisation des employés. C'est donc la fin pour une imprimerie fondée en 1676, capable de fonctionner en permanence durant les années fastes, soit une production de 60 millions d'ouvrages. 

 

Une fermeture qui semble d'autant plus injuste que l'entreprise s'était récemment modernisée pour faire face aux nouveaux défis. Le site donne une explication possible à cette liquidation, à savoir une trop grande spécialisation de l'imprimerie, dont l'un des clients principaux était les Reliures Brun. Or ces dernières ont également fermé en 2012. 

 

Conséquence directe de cette liquidation : le personnel, hautement qualifé dans son secteur, sera licencié dans les prochains jours. En effet, aucune offre de reprise n'a été jugée convenable par le tribunal. Gilbert Luce n'a pas souhaité faire de commentaire à ActuaLitté, visiblement très déçu par la façon dont se terminent les choses. 

 

Lors de sa création en 2006, le groupe Qualibris comptait neuf filiales. Aujourd'hui après plusieurs reventes, elle n'en compte plus que deux.