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L'imprimeur CPI repris par un consortium d'investisseurs

Julien Helmlinger - 16.08.2013

Edition - Economie - Jacques Veyrat - Impala - CPI


Suite aux difficultés financières de l'imprimeur CPI, endetté, les banques s'inclinent finalement. Jacques Veyrat, l'ancien directeur général du groupe de commerce de matières premières Louis Dreyfus, s'est allié avec la Banque publique d'investissement pour reprendre la société. Le premier européen sur les livres monochromes, dont les partenaires ont pris le contrôle en 2009, va tomber entre les mains de Veyrat, par le biais de son groupe Impala. Une mesure qui s'accompagne d'une nouvelle restructuration de la dette financière de CPI.

 

 

 Nouvelle tranche majoritaire (crédits : CPI)

 

 

Après la restructuration de 2009, on remet ça. Impala et Jacques Veyrat prennent le contrôle de CPI, à hauteur de 52 %, laissant une première tranche de 24 % à la Banque publique d'investissement, ainsi qu'une seconde part égale pour un groupe d'investisseurs privés comprenant le management. Les actionnaires projettent d'investir 21 millions d'euros dans le groupe.

 

Une injection qui accompagnera le développement de l'imprimeur en fonds propres et quasi-fonds propres, afin de renforcer sa capacité d'investissement en période de mutations du marché ainsi que sa « position de leadership en Europe ». Une activité qui représenterait annuellement 500 millions de livres pour plus de 2000 clients.

 

Les banques actionnaires acceptent en contrepartie de diminuer massivement la dette du groupe CPI, ainsi ramenée de 165 millions d'euros à 15 millions d'euros. Équivalent à près de la moitié de ses bénéfices. Initialement, le consortium en aurait réclamé davantage, un effacement total selon certaines sources.

 

Un processus de vente avait été lancé par les créanciers, sachant que l'activité du groupe en France et ses 600 employés, ses 17 sites répartis sur 7 pays, étaient difficilement cessibles à des investisseurs. Il y a bien eu d'autres candidats à la reprise, comme l'italien Grafica Veneta.

 

Selon un communiqué du 1er août, la renégociation des banques permettra à CPI de retrouver une situation de trésorerie nette positive au moment de l'apport de fonds. Aux environs du mois d'octobre prochain, l'assainissement devrait permettre la reprise.