L'Inde se lance dans le monde de l'ebook

Clément Solym - 30.11.2010

Edition - Société - Indiens - pionniers - lecteurs


L'Inde se lance peu à peu dans le monde des lecteurs ebook, avec de nombreux lecteurs numériques de marque indienne. De même pour le secteur de la téléphonie mobile.

Les Indiens ont commencé à récupérer leur propre marché. En effet, de nombreuses sociétés se sont lancées récemment dans l'aventure ebook, tablette et lecteur.

Ainsi, la société EC Media, basée à Bangalore, a lancé Wink, son reader type Kindle. Seulement voilà, l'objet est 40 $ dollars moins cher que le Kindle en Inde, et offre, outre les ebooks en anglais, des livres dans traduits en 15 langues locales. Un certain avantage.


L'Inde a donc de l'ambition dans le secteur, et ne s'en cache pas. Rohan Shravan, le patron de Notion Ink, aussi basée à Bangalore, lancera au niveau mondial sa tablette Adam à la fin de l'année. « Ce que nous voulons faire avec Adam, c'est mettre en place un produit standard sur le marché international » explique-t-il à l'AFP . Le jeune diplômé de l'une des plus prestigieuses écoles techniques indiennes n'a pas froid aux yeux.

En outre, des tablettes indiennes, comme celles de la société Olive, ou du site de vente Infibeam, ont déjà vu le jour. De même au niveau de la téléphonie mobile.

Des marques comme Micromax, Lava, Spice, Karbonn et Zen ont ainsi apparu, se posant comme concurrentes à Nokia, très présent jusque-là dans le marché indien. Ces marques se caractérisent par une politique commerciale agressive et des produits spécialement adaptés au client indien.


Ce développement à vitesse grand V du secteur high tech en Inde passe par une collaboration avec l'industrie chinoise. Bien que les deux pays ne soient pas particulièrement proche au niveau politique, une collaboration entre concepteurs informatiques indiens et usines chinoises s'est créée.

Selon Rohan Shravan, les capacités indiennes de production sont faibles, et peu d'usines sont dotées des derniers équipements, ce qui gonfle les prix. voir ses produits assemblés en Inde ne sera pas possible « avant cinq ou dix ans ».

Pour Ameya Dalvi, rédacteur en chef du site www.techtree.com, « les groupes indiens ne sont pas des pionniers. Ils attendent, observent puis s'engouffrent sur le marché lorsqu'il est important ». Jusqu'à en devenir un acteur majeur ?