L'indignation et l'engagement de Danielle Mitterrand dans un livre

Clément Solym - 07.01.2012

Edition - Les maisons - Danielle Mitterrand - politique - France


Son décès fin novembre avait jeté un grand froid dans cette année 2011, et les multiples hommages ont témoigné d'une affection particulière pour cette femme. Danielle Mitterrand était partie, mais cela ne pouvait pas s'arrêter de la sorte. 

 

« C'est une grande dame qui s'éteint, une militante inlassable des droits humains, une passionnée de la défense des grandes causes comme l'accès à l'eau potable, une résistante dès la première heure contre toutes les formes d'oppression », avait souligné Ségolène Royale, à l'annonce de cette disparition. 

 

Mais l'on pourra prochainement retrouver Danielle Mitterrand dans un ouvrage écrit de sa main, avec une publication à venir le 19 janvier, aux éditions de l'Aube, qui publieront Ce que je n'accepte pas. En accord avec la Fondation France Libertés, ce recueil d'entretiens passés avec Gilles Vanderpooten, durant l'été 2011, ce livre s'inscrit dans la lignée ouverte par Indignez-vous de Stéphane Hessel. 

 

 

Et peut-être plus encore dans le Engagez-vous que Gilles Vanderpooten avait cosigné avec Stéphane Hessel, en mars 2011. 

 

« C'est une première dame et c'est aussi une grande dame. Elle aurait pu rester confortablement aux côtés de son mari pour les photos officielles à l'Élysée, mais elle a choisi l'action. Elle veut juste un monde plus juste et se bat partout dans le monde pour cela », expliquait Élise Lucet, à l'occasion de la dernière intervention de Danielle Mitterrand à la télévision.

 

« De la résistance, d'hier, d'aujourd'hui et de demain, aux crises politiques, écologiques et sociales, Danielle Mitterrand nous livre dans cet ouvrage un dernier cri d'alarme, une critique acerbe du monde dans lequel nous vivons. Celle qui n'a jamais cessé de combattre l'injustice nous invite à suivre une autre voie pour vivre mieux et vivre ensemble. »

 

Une postface signée de Michel Joli, secrétaire général de la Fondation France Libertés conclut l'ouvrage.