L'industrie de l'édition mondiale devrait atteindre les 255 milliards d'euros en 2015

Clément Solym - 12.01.2012

Edition - Economie - Industrie - Milliards - Edition


La société Global Industry Analysts (GIA) vient de publier un rapport très positif - et particulièrement encourageant - sur l'état et l'avenir de l'industrie de l'édition mondiale. Un secteur qui paraît pourtant menacé par l'arrivée des nouvelles technologies, dans un contexte de crise économique globale.

  

Selon le rapport Publishing Industry : A Global Outlook, l'industrie de l'édition, comprenant les livres, les magazines et les journaux, a fait preuve d'une bonne résistance durant la période de crise de 2007/2009. Les produits vendus (livres, journaux, mags) représentent des formes de divertissement peu coûteuses et abordables pour les consommateurs.




Mais avec la crise qui persiste et s'installe, l'industrie de l'édition a vu ses ventes chuter et les titres de publication décliner par la suite. C'est alors que s'en est suivie une période de consolidation, selon le rapport, avec une restructuration et une rationalisation des procédures d'organisations, la formation de partenariats stratégiques; ainsi que des fusions, des acquisitions et des fermetures d'entreprises.

 

Le contexte de récession a également accéléré l'insertion des technologies numériques, moins chères à produire et à distribuer. Le choix de publier des livres numériques, proposer des impressions à la demande et s'adapter aux technologies online; permettront au secteur de concurrencer les alternatives émergentes. De plus, avec l'arrivée sur le marché des outils de lecture numérique (smartphones, tablettes, etc.), le secteur de la publication numérique ne peut que se porter mieux.

  

Certains genres de lecture ont baissé avec la crise : les autobiographies et les mémoires des célébrités en premier, puis les guides pratiques de santé, les livres de cuisine, ainsi que les Atlas (dû à l'utilisation croissante des GPS, et la gratuité des informations sur Internet, entre autres). Une explication du rapport est que la lecture est devenue pour la plupart synonyme de relaxation et de coupure avec la vie quotidienne dans un contexte de crise, plaçant les romans (polar, romance, etc.) en tête des ventes. 

 

L'optimisme prévaut, donc, dans ce rapport, qui souligne que la lecture est ancrée dans les cultures du monde entier, et n'est pas prête de disparaître des mœurs. 

 

La société GIA n'en dit pas plus sur les 255 milliards d'euros à prévoir pour 2015, à moins d'acheter le rapport ici à 1995 $.