L'industrie papetière en quelques chiffres

Clément Solym - 20.05.2008

Edition - Les maisons - industrie - papetière - chiffres


Le SESSI (Service des Études et des Statistiques Industrielles) du Ministère de l'Économie, des finances et de l'emploi vient de publier l'édition 2008 du dossier "Le bois en chiffres".

 La filière bois emploie 173 000 salariés et réalise 33 milliards d’euros de chiffre d’affaires dans les entreprises de 20 salariés ou plus.

Un artisanat puissant la renforce avec 58 000 salariés et 7 milliards d’euros de chiffre d’affaires. En termes d’emploi, cette filière, hors artisanat, représente autant que l’industrie automobile. En revanche, son chiffre d’affaires est trois fois moins important.

La filière papetière dans la tourmente :

Cette filière, très hétérogène, regroupe des activités relevant de l’agriculture et de l’industrie et présente la caractéristique d’être implantée sur l’ensemble du territoire. La perte de 25 000 emplois, depuis l’année 2000, est due au ralentissement de l’activité dans l’industrie papetière (- 15 000 salariés) et dans celle du meuble (- 10 000 salariés).

Une matière première qui reste cependant bon marché :

Alors que de nombreux secteurs d’activité de l’industrie manufacturière éprouvent des difficultés à maintenir leurs marges, les industries du travail du bois résistent. En effet, elles bénéficient d’un contexte plus favorable, tant au niveau de leur activité que dans leurs coûts d’approvisionnement.

Les prix des matières plastiques de base ont augmenté de plus de 40 % depuis 2001, celui des bois de trituration s’est accru de 25 % et celui des bois sur pied n’a augmenté que de 11 %. Après une baisse de prix de l’ensemble des essences de 8 % entre 2001 et 2005, les prix se sont accrus de 20 % en 2006, avec des pics à 30 % pour les bois utilisés dans les charpentes.

Cette évolution est notée pour les approvisionnements en matières premières fibreuses. Le cours de la pâte à papier de référence (NBSK) en USD a atteint pour la fibre longue en fin d’année les 870 USD/t, soit une augmentation de 16 % sur un an. Exprimé en Euros, le prix de la pâte de résineux a augmenté de 3 % sur la même période. Concernant les principales sortes de fibres récupérées, les hausses entre la fin 2006 et la fin 2007 sont en moyenne supérieures à 25%.

Le coût de l'énergie plombe la production :

la France a longtemps profité d'un avantage concurrentiel sur les autres grands pays producteur : le prix de l'électricité. Régulé jusqu'en 2000 pour les gros mangeurs d'énergie, le marché est depuis ouvert à la concurrence.

Une concurrence qui n'a pas du tout eu l'effet escompté pour les industriels du secteur. Bien au contraire. Depuis 2001, la facture a plus que doublé, ce qui pèse lourdement dans les coûts de production.

La hausse du coût du pétrole a relancé le développement du bois énergie et la fabrication de plaquettes de chauffage, créant une tension sur les quantités de bois de trituration disponibles.

Une industrie qui génère peu de déchets :

Les industries du travail du bois génèrent des quantités importantes de déchets ou sous-produits. En effet, elles en produisent 5,8 millions de tonnes, soit un quart des déchets non dangereux produits par l’ensemble de l’industrie en 2004. L’activité du sciage génère, à elle seule, les deux tiers des sous-produits.

Une grande partie des déchets en bois fait l’objet soit d’une valorisation matière, soit d’une valorisation énergétique. 60 % des déchets bois sont réutilisés en tant que matière première dans d’autres industries, comme celles des panneaux ou des pâtes à papier.

La production de pate à papier : une filière en difficulté mais une demande qui reste soutenue :

  La demande domestique de papiers et cartons a crû globalement en 2007 de + 1,3 % et a atteint 11,05 millions de tonnes. Cet accroissement fait suite à une augmentation de + 0,8 % en 2006, année qui avait mis un coup d’arrêt à cinq années de repli ou de faible croissance de la consommation. En Europe, la consommation apparente de papiers et cartons s’est accrue de +1,4 % en 2007.

 Le développement d’une société de l’information numérique ou la concurrence d’autres matériaux d’emballage n’ont donc pas conduit globalement à une désaffection du papier et du carton. Si l’on compare la production des entreprises en activité en 2007 par rapport à leur production de l’année 2006, on constate un accroissement de 2%.

Les perspectives futures de la filière papetière :

La croissance de la demande européenne et française de papiers et cartons devrait se poursuivre en 2008, et le meilleur équilibre offre–demande laisse prévoir une amélioration de la rentabilité des entreprises du secteur.

Outil indispensable et complémentaire des nouveaux matériels d'informatique et de bureautique, le papier s'impose comme un support moderne de la communication de l'entreprise (photocopieurs, fax...). Ainsi, la consommation de papier pour photocopies s'accroît de 6% par an. Contrairement à certaines affirmations, le bureau " sans papier " n'est pas pour demain !

La France est actuellement le neuvième pays producteur de pate à papier avec 9.9 millions de tonnes, loin derrière les Etats-Unis qui restent sur la première place avec pas moins de 80.8 millions de tonnes. La Chine, quant à elle, occupe la deuxième position loin derrière avec 37.9 millions de tonnes.




Commentaires

Pas de commentaires

Poster un commentaire

 

grin LOL cheese smile wink smirk rolleyes confused surprised big surprise tongue laugh tongue rolleye tongue wink raspberry blank stare long face ohh grrr gulp oh oh downer red face sick shut eye hmmm mad angry zipper kiss shock cool smile cool smirk cool grin cool hmm cool mad cool cheese vampire snake exclaim question

Vous répondez au commentaire de

Cliquez ici pour ne plus répondre à ce commentaire

* Laisser vide pour ne pas reçevoir de notification par email de nouveaux commentaires.