L'Institut français, le label culturel de Kouchner pour l'étranger

Clément Solym - 26.03.2009

Edition - Société - institut - français - Kouchner


Au cours d'une conférence organisée hier, le ministre des Affaires étrangères s'est penché sur la sauvegarde de la culture française et sa préservation. En calquant son idée sur ce qui peut exister en Angleterre à travers le British Council ou encore, plus près de nous, du Goethe Institut, Bernard Kouchner a ainsi proposé la création d'un Institut français.

Ce dernier sera donc au service de la culture dans les pays étrangers, dans le cadre de restructuration de la fonction d'ambassadeur également évoquée depuis quelque temps par le ministre. Le quai d'Orsay ayant aussi pour vocation de promouvoir la création française, il était temps que M. Kouchner s'attelle à ce point. Les précédentes réformes ont avant tout eu pour but de resserrer les budgets avec quelques coupes.

Dès lors, l'Institut palliera ces absences, ou plutôt coupes drastiques, en mettant en place une sorte de label, garantissant la valeur de la culture française en dehors de ses frontières. Cependant, une agence du même nom devrait voir le jour, dotée de 40 millions €, et située à Paris. Cette somme sera destinée à valoriser « arts de la scène, cinéma, littérature, arts plastiques, ou encore animation du débat avec nos partenaires étrangers sur les enjeux du village planétaire (développement,climat...) ».

Pour l'heure, on ne connaît pas encore les noms des futurs membres de cette structure, qui, bien que publique, devra s'ouvrir aux partenariats privés. On évoquerait cependant le nom d'Olivier Poivre d'Arvor, directeur de CulturesFrance, mais pour une fonction encore inconnue. Cette dernière sera donc remplacée par l'Institut français.

Si l'ensemble des ambassades serait alors épargné, n'oublions toutefois pas que 700 agents liés au réseau culturel, sur les 16.720 que l'on compte aujourd'hui, ne verront pas leur poste renouvellé.