l'Institut national canadien pour les aveugles en difficulté

Clément Solym - 21.01.2010

Edition - Economie - l'Institut - national - canadien


La bibliothèque en braille canadienne connait quelques troubles financiers. L'INCA (l'Institut national canadien pour les aveugles)
finance depuis 90 ans sa propre bibliothèque pour les personnes vivant avec une perte de vision ou incapable de lire les imprimés en raison d'une déficience physique ou d'un trouble d'apprentissage.

L'institut de Toronto a affirmé qu'il ne pouvait plus assumer le montant de 10 millions de dollars annuels nécessaires au bon fonctionnement de sa bibliothèque, prêtant des documents en braille, des logiciels informatiques et des enregistrements audio. L'INCA est une entreprise de bonne taille, comptant 1100 salariés et 10 000 volontaires. Il bénéficie de 50 millions de dollars d'équipements.

John Rafferty, le président et chef de la direction de l'INCA, relève que « nous sommes une population vieillissante et il y a chaque année 45 000 personnes supplémentaires touchées par une déficience visuelle. » Plus de 836 000 Canadiens ont une perte de vision importante et 3,4 millions sont menacés par des maladies ophtalmologiques qui pourrait limiter leur capacité à lire les documents imprimés, selon l'INCA.


L'INCA demande l'aide des gouvernements fédéraux et provinciaux. Non aidée par les contribuables, en tant que bibliothèque dédiée aux non voyants, l'INCA maintient que : « le Canada est le seul pays du G-8 pays qui ne peut financer publiquement les services d'une bibliothèque dédiée aux personnes ayant une déficience visuelle. » L'Ontario, les Territoires du Nord-Ouest et l'Alberta ont déjà réuni un total de 2 millions de dollars. Le gouvernement fédéral n'a pas encore répondu à la demande d'INCA.

D'après le site Timescolonist, l'INCA aurait perçu 20 millions de dollars d'aides gouvernementales l'an passé, dont 1 million en provenance de la Colombie-Britannique, et 43 millions de dollars d'aides publiques. Elle a également obtenu 11 millions de dollars de frais de services et de ventes de produits de consommation.

L'INCA invite les Canadiens à consulter le site et à envoyer une lettre au Premier ministre Stephen Harper, pour réclamer un financement des services de bibliothèque.