L’Œil d’Oodaaq décortique les images

Auteur invité - 03.12.2018

Edition - Société - Oeil Oodaaq Bretagne - association culturelle Bretagne


Si Oodaaq est une île à la dérive au large du Groenland, L’Œil d’Oodaaq ne navigue pas à vue. Surfant sur l’art contemporain, l’association rennaise mène des actions de sensibilisation aux images, fixes ou mouvantes, dans les écoles, en milieu carcéral, dans des centres culturels ou, depuis trois ans, à la médiathèque de Saint-Malo. 



Salon vidéo Murmures mouvants, Office du tourisme
 

L’Œil d’Oodaaq a accosté dans la cité corsaire à la demande du pôle culturel La Grande Passerelle. D’octobre à avril, à raison d’un rendez-vous mensuel, un atelier pédagogique et créatif permet d’analyser la construction des images. « On décortique leur fabrication pour avoir un regard critique, explique Nathalie Georges, administratrice et chargée de développement de L’Œil d’Oodaaq. Comment s’est impliqué celui qui l’a créée ? Quel pouvoir peut-il exercer sur celui qui la regarde ? »

Réflexif, et ludique aussi. L’atelier se déroule en petite jauge le samedi après-midi ; une dizaine de participants encadrés par un intervenant. « Nous travaillons avec un groupe d’artistes aux spécialités plurielles afin de proposer une diversité des approches. »

Réalisation d’un film d’animation en stop motion ou en papier découpé, grattage de pellicule 16 mm, flipbooks, super 8, initiation au sténopé, gifs animés, détournements d’images et de sons (mashup)..., selon les thématiques le public est familial ou amateur éclairé. À la fin du cycle, les travaux sont présentés dans l’exposition Bricolage d’images lors du festival organisé chaque année en mai à Rennes, Nantes et Saint-Malo. 
 
Arrêt sur images nomades et poétiques

Pour concevoir la programmation du festival, principalement axé sur l’art vidéo, l’association lance un appel à projets à l’international. En 2018, plus de 450 candidatures sont parvenues du monde entier, représentant 43 nationalités.

Nathalie Georges précise : « Les films sélectionnés servent à irriguer nos ateliers tout au long de l’année. » Notamment les projections-conférences. « Montrer nos choix artistiques et en débattre avec les gens. Ils ne connaissent pas forcément ce type de pratique, mais ils sont curieux. On propose des images qui demandent une attention particulière. Elles déconstruisent les codes du langage, elles libèrent des normes et portent un regard contemplatif sur le monde. » 
 
Les dix œuvres retenues pour les séances de projection sont éditées sur un DVD. L’idée est de le diffuser en médiathèques et de monter « une tournée ». « On aimerait s’infiltrer davantage dans le réseau des médiathèques, reconnaît Nathalie Georges. À Saint-Malo, on a installé des écrans parmi les rayons de livres. Chaque jeudi soir, durant une demi-heure, on diffuse des vidéos sur l’écran de communication extérieur. C’est aussi pour La Grande Passerelle une manière de s’interroger sur ses supports, ses fonctions. »

Une démarche louable à l’heure où les images fusent et interagissent entre espace public et sphère privée. 

Découvrir L’Œil d’Oodaaq
Eric Prévert 



 

en partenariat avec Livre et lecture en Bretagne




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