L'UCLA numérise sa collection de livres jeunesse datant XVIIIe et XIXe siècle

Laure Besnier - 23.11.2017

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L’Université de Californie à Los Angeles (UCLA), a numérisé et mis à disposition sa collection de livres d’enfants. En tout, plus de 1800 ouvrages, datant de 1728 à 1999. L'occasion de retracer les évolutions historiques de la littérature jeunesse britannique, en décuovrant un florilège d'oeuvres exceptionnelles.

 

Abroad, Thomas Crane et Ellen Elizabeth Houghton, 1882



Pour commenter la numérisation de sa collection de livres jeunesse, l’UCLA contextualise : avant le milieu du XVIIIe siècle, les livres étaient rarement écrits spécifiquement pour les enfants. « Les lectures des enfants étaient généralement confinées à celles de la littérature créée pour leur éducation et leur édification morale plus que pour les divertir. Les ouvrages religieux, les livres de gramaire, les livres de courtoisie (qui offraient un enseignement sur les comportements appropriés à avoir) étaient pratiquement les seuls livres destinés aux enfants. » 
 


Goody Two-Shoes, 1888.
 

 

En effet, au début du XVIIIe siècle, le roman pour enfant n’entraînait pas les mêmes considérations qu’aujourd’hui. Si aujourd'hui il est considéré bon pour l'imagination et le développement de l'enfant, il était considéré comme trivial à cette époque. Il était même vu comme pouvant corrompre l'enfant. Il fallait donc que la fiction soit moralisatrice et didactique.

 

Cinderella, Edward Dalziel et George Dalziel, entre 1865 et 1889. 


 

Au fur et à mesure, la littérature jeunesse connaît quelques évolutions. « La notion de plaisir dans l’apprentissage devenait de plus en plus acceptée ». De même, les illustrations, auparavant « constituées de petites vignettes de gravure sur bois », commencent à évoluer grâce aux « innovations en typographie et en imprimerie » qui permettent une plus grande liberté de reproduction artistique. 
 

Abroad, Thomas Crane et Ellen Elizabeth Houghton, 1882


 

Pour autant, la volonté didactique n’a pas déserté les pages des livres d’enfants. Elle sera très prégnante tout au long du XIXe siècle. La tension entre plaisir et devoir, loisirs et travail, éducation morale, sociale et liberté est donnée à voir dans cette collection de l’UCLA pour le plus grand plaisir des amateurs de livres anciens ou d’histoire.