L'UMP se met à réfléchir sur l'école

Clément Solym - 04.11.2010

Edition - Société - éducation - UMP - école


Voyant 2012 approcher à grands pas, le parti au pouvoir a décidé d’initier la tenue d’importantes rencontres ayant pour but de réfléchir à l’élaboration d’un projet de société quelque peu ambitieux. C’est hier que s’est tenu ce premier « Rendez-vous pour la France ». Au menu des discussions, il y a bien sûr l’école.

Anticipant ces rencontres, le secrétaire général de l’UMP, Xavier Bertrand, a déjà présenté quelques-uns des principaux points sur lesquels le parti au pouvoir entend mettre l’accent. C’est à se demander pourquoi ils ne l’ont pas fait depuis 2007…encore de bien belles idées quelque peu utopiques…

Pour Xavier Bertrand, le problème de l’inefficacité des écoles à fournir à chaque élève un bagage minimum de connaissances peut se résoudre par un moyen simple dont il donne la clef : des contrats d’objectifs seront signés entre les recteurs des différentes académies et chaque directeur d’école.


Le but de ces contrats : que 100 % des élèves sachent lire, écrire et compter à la fin de la classe de CE1…C’est à prendre finalement les professeurs des écoles pour des imbéciles ! Comme si ce n’était pas, depuis toujours, leur objectif ! Non, en fait, ils s’étaient égarés en pensant qu’il fallait donner aux élèves une maîtrise parfaite de la chasse aux mouches ou aux papillons !

On remerciera donc Xavier Bertrand pour cette brillante idée. Toutefois, pour le secrétaire général de l’UMP, ces contrats permettraient notamment de mieux responsabiliser chacun des acteurs de la filière éducative.

Là où le programme devient un peu plus intéressant, c’est quand il propose de faire bénéficier d’un système de rattrapage soutenu pendant les vacances scolaires les élèves qui, dès le CP et le CE1 seraient signalés en difficulté. Il faut prendre le mal à la racine, comme on dit, et les évaluations de CM2 ou l’idée même de mettre un examen d’entrée en sixième sont des erreurs car ces mécanismes sont trop tardifs.

Xavier Bertrand préconise également de rendre moins brutale la rupture entre l’école et le collège. Pour cela, il faudrait faire baisser le nombre d’enseignants différents qui interviennent face à une classe de sixième. Une seule solution s’impose : qu’il y ait davantage d’enseignants polyvalents.

En parallèle, M. Bertrand propose le retour à des filières préparant une orientation professionnelle dès la classe de quatrième, ce qui avait pourtant été éradiqué au début des années 2000.