L'un des éditeurs qui avaient refusé Robert Galbraith l'ignorait totalement

Clément Solym - 29.03.2016

Edition - Les maisons - JK Rowling manuscrit - Robert Galbraith pseudonyme - soumettre manuscrits


En fin de semaine dernière, JK Rowling décidait de mettre du baume au cœur de chacun, en diffusant les lettres de refus dont son pseudonyme, Robert Galbraith, avait écopé. Une espièglerie que les réseaux sociaux avaient rapidement propagée. La romancière prenait tout de même le temps de faire disparaître les signatures des courriers. Mais un éditeur s’est reconnu...

 

 

 

Dans un tweet, elle donne ses impressions au moment de la réception des lettres : « Je n’aurais abandonné que si tous les éditeurs, un par un, m’avaient laissée tomber, et j’ai souvent eu peur que ce soit le cas. »

 

L’éditeur Severn House a pourtant pris le temps de répondre aux diffusions de lettres. Sa filiale Creme de la Crime avait en effet rejeté le livre et Edwin Buckhalter, le grand patron, explique le problème. « Nous avons mené des investigations durant le week-end de Pâques et la lettre est authentique – la soumission du manuscrit s’est faite au moment où Creme de la Crime a été vendue à Severn House et jusqu’à vendredi, nous n’en avions aucune idée. »

 

« Nous sommes un éditeur très spécialisé et nous préférons les noms avec un certain passé pour les grands formats ou, si c’est en livre de poche, venant d’un éditeur établi ; qui affirmerait n’avoir pas pris cette décision, s’il nous avait été envoyé. »

 

 


 

 

Bien, bien... Mais ce qu’il faut retenir malgré tout, c’est le message de Rowling : ne pas abandonner. « L’histoire de l’édition est parsemée de ces anecdotes et je pense que Harry Potter fut rejeté à plusieurs reprises avant d’être publié. Je conseillerais aux auteurs de trouver un bon agent. Les éditeurs ont tendance à regarder les propositions qui émanent d’agents en premier lieu. »

 

(via The Bookseller