L'Unef compte passer à l'offensive si rien n'est proposé

Clément Solym - 27.04.2009

Edition - Société - unef - syndicat - jeunes


Le plan de Nicolas Sarkozy contre le chômage chez les jeunes annoncé vendredi, avait suscité très vite de vives réactions. Dimanche c'est l'Unef, qui a fait entendre sa voix au sortir de son congrès annuel.

Le syndicat étudiant qui compte quelque 33 000 adhérents (précise l'AFP) s'apprête à reprendre le conflit dès la rentrée des universités si le gouvernement ne réagit pas. Jean-Baptiste Prévost a déclaré : « Ce congrès adresse un avertissement, une mise en garde au gouvernement ».

Il a ajouté : « Les jeunes seront au rendez-vous du mouvement social, ils seront au rendez-vous aussi à la rentrée dans les universités. Il y a aujourd'hui une urgence à apporter des réponses » et s'adressant au gouvernement « La stratégie qui consiste à faire le dos rond et à adopter une attitude fermée et agressive, si elle perdure, impliquera nécessairement que l'Unef soit à l'offensive et prépare les conditions d'un affrontement dans les prochains mois ».

Pour mémoire la venue de Martin Hirsch, le Haut Commissaire à la Jeunesse, lors du congrès de l'Unef avait provoqué un certain mouvement de mécontentement. À plus forte raison lorsque celui-ci avait déclaré que l'idée d'une allocation d'autonomie ne semblait pas être « une réponse conjoncturelle à la crise ».

L'objectif le plus proche pour l'heure sera la bonne tenue du 1er mai, avec une cohésion entre les différents syndicats. Jean-Baptiste Prévost a affirmé : « Les étudiants, ce sont les salariés de demain, et nous ne voulons pas que ce soient les chômeurs de demain » ajoutant « Face à cette inquiétude, l'unité syndicale et l'unité entre les générations, ça donne confiance et cette confiance-là, il faut qu'on soit capable ensemble de la recréer. Il y aura un 1er mai qui devra être réussi, c'est la première étape, mais on souhaite qu'il y ait des suites et qu'on organise dans la durée ce rapport de force social ».

Jean-Claude Mailly de Force Ouvrière a tenu à témoigner du soutien de FO aux étudiants : « Je sais que les travailleurs peuvent compter sur l'Unef et je suis ici pour vous dire que l'Unef peut compter sur les militants de FO ».