Rentrée littéraire : La fashion week des libraires

L'UNEQ invite le livre et les écrivains dans le débat électoral montréalais

Julien Helmlinger - 07.10.2013

Edition - International - Québec - Campagne électorale - Montréal


En prévision de l'élection municipale du 3 novembre prochain, à Montréal, et tandis que la saison de la lecture bat son plein, l'Union des écrivaines et des écrivains québécois (UNEQ) demande à ce que les douze candidats en lice prennent « des engagements fermes pour reconnaître l'apport exceptionnel de la littérature et des écrivains à l'identité culturelle de la métropole ». Rappelant que le conseil municipal avait adopté à l'unanimité deux motions en ce sens l'an passé, l'UNEQ attend que la reconnaissance s'incarne dans une action concrète.

 

 

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Comme le présente le communiqué de l'UNEQ, les candidats en lice pour la mairie de Montréal se définiraient unanimement comme des « amoureux de la culture ». Mais elle regrette le peu de cas fait à ce jour de la littérature, des écrivains et du développement des bibliothèques au fil des discours.

 

Tandis que ces sujets se trouveraient quasiment exclues des plateformes des principales formations politiques candidates, l'UNEQ s'interroge du silence faisant écho au problème de la diffusion des œuvres littéraires et de la visibilité des auteurs ressentis par les professionnels du livre depuis des années.

 

L'UNEQ salue les efforts du Conseil des arts de Montréal (CAM), qui avec ses moyens limités, a notamment mis sur pied un programme d'écrivains en résidence, et appelle à davantage de subventions afin de permettre à celui-ci de toucher un plus grand nombre d'auteurs, ainsi qu'a une augmentation du budget du CAM mis au service de la littérature. Précisant : « Un fonds spécial devrait être créé pour aider les organismes du secteur littéraire à lancer des projets de diffusion adaptés aux besoins qu'ils ont constatés. »

 

Une préconisation que l'UNEQ conclue en exaltant les candidats à soutenir un projet qui « lui tient à cœur depuis longtemps : faire du Carré Saint-Louis un lieu littéraire et un espace urbain où rendre hommage à la littérature et aux écrivains qui ont imprégné ce quadrilatère quasi mythique de leur aura, de Nelligan à Dany Laferrière en passant par Gaston Miron et Michel Tremblay ».