Montréal : suppression d'emplois à la Grande Bibliothèque, les syndicats s'indignent

Clémence Chouvelon - 25.06.2015

Edition - International - Québec Montréal - BAnQ - suppression emplois


La Grande Bibliothèque située dans le Quartier Latin de Montréal, et rattachée à la Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ) va voir 22 emplois en lien avec les services supprimés, ce que déplore Le Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec (SFPQ). Le SFPQ, qui compte près de 42.000 membres à travers le Québec, a décidé d'interpeller la ministre de la Culture Hélène David, soulignant l'urgence de l'amélioration de la qualité et de l'accessibilité des services à la BAnQ.​

 

Luminothérapie, Trouve Bob, BAnQ, Quartier des spectacles, 2014

BAnQ, Montréal (art_inthecity CC BY 2.0)

 

 

La BAnQ se voit confronter depuis plusieurs années à des coupes budgétaires (près de 8 millions $ de 2009 à 2013, soit 10 % de son budget de fonctionnement). En résultent des réductions des heures d'ouverture, un manque de professionnels spécialisés couplé à des difficultés à recruter, des charges de travail alourdies...

 

Serait à l'origine de cette nouvelle coupure dans les effectifs la directive du président du Conseil du trésor, Martin Coiteux, exigeant de tous les ministères de couper de 2 % dans la masse salariale de leurs employés. « [C'est] un non-sens de s'attaquer de la sorte à la culture », dénonce la SFPQ, « avec ses ambitions de réduire à tout prix les budgets des ministères et des organismes, ce gouvernement cherche-t-il à balayer du revers de la main l'accessibilité au savoir et aux connaissances ? »

 

« La bibliothèque nationale, c'est une institution culturelle majeure au Québec, et la population montréalaise y est très attachée », souligne Jean-François Sylvestre, représentant régional du SFPQ, « les coupures de personnel vont toucher directement les usagers qui ont de moins en moins accès à des services humains pour les aider dans leurs recherches ou leurs transactions. Il reste un comptoir de services, mais le personnel est tellement réduit que l'attente devient frustrante pour les usagers, et on les comprend. »

 

(via SFPQ, SPGQ)