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La biographie de Fabien Engelmann dénonce "l'idéologie mahométane"

Julien Helmlinger - 15.04.2014

Edition - International - Fabien Engelmann - Front National - Islam


De l'extrème droite à son opposée politique, il n'y aurait qu'un pas chassé. L'ancien syndicaliste CGT Fabien Engelmann, devenu maire FN en Moselle, publie son autobiographie Du gauchisme au patriotisme, itinéraire d'un ouvrier élu maire d'Hayange. Le livre est publié chez Riposte Laïque, une revue a priori apolitique, qui pratique une sorte de communautarisme islamophobe. A travers son ouvrage, l'auteur dénonce une « idéologie mahométane », qu'il qualifie de « sectaire » et estime « en totale contradiction avec notre Constitution ».

 

 

 

 

A l'âge de 34 ans, Fabien Engelmann nous présente d'ores et déjà son parcours militant, rapporte l'AFP. Le nouveau maire d'Hayange a déjà eu l'occasion de défendre la cause animale, de passer par l'extrême gauche, notamment Lutte ouvrière et NPA, mais aussi le syndicalisme à travers la CGT, pour finir rangé à l'extrême droite, au sein du FN dont il est membre du bureau politique depuis l'été 2011.

 

Des théories islamophobes

 

L'auteur a notamment participé au fameux Apéro saucisson pinard, ou encore aux Assises sur l'islamisation, que dénoncent certaines associations anti-racisme. Pas étonnant en conséquence que le maire critique dans son livre « un dogme mahométan très offensif, dangereux pour la démocratie, pour les droits des femmes et pour nos libertés individuelles ».

 

Interrogé par l'AFP, fabien Engelmann confie : « L'islam me fait peur, pour le respect du droit de la femme, des minorités... J'ai lu le Coran et ce livre me fait peur. » Au fil de son propre ouvrage il flatte notamment un allié du FN pour les européennes, le Parti de la Liberté néerlandais de Geert Wilders, qui « n'hésite pas à comparer l'idéologie islamique au nazisme ».

 

Si parfois l'auteur semblerait mélanger les notions d'islam et d'immigration, il distinguerait toutefois l'immigration ancienne des nouveaux immigrés. Selon lui parmi ces derniers « trop viennent bien souvent pour profiter des aides sociales sans travailler et pour imposer une idéologie religieuse moyenâgeuse ».

 

Les immigrés algériens dans le collimateur, il ajoute qu'en tant que membre « issu d'une famille pied noir, je ne peux m'empêcher de rappeler encore et toujours que l'Algérie doit tout à la France. [...] Aujourd'hui certains d'entre eux trouvent encore le moyen de venir dans notre pays quémander toujours plus de générosité, dans cette France qu'ils haïssent et sur laquelle ils crachent. Ils nous reprochent une colonisation qui les a enrichis et dans laquelle ils auraient dû normalement prospérer s'ils s'en étaient donné la peine ».

 

Et anecdotes internes au FN

 

Certains dirigeants de son actuel parti politique se font brosser le portrait par l'écrivain. Comme par exemple Marine Le Pen, présentée en tant que « Gauloise », ou encore son paternel Jean-Marie Le Pen auquel l'auteur prête une « dialectique formidable » mais « qui ne fait plus la pluie et le beau temps au FN ».

 

Si Marine Le Pen se dit favorable à la peine de mort, Fabien Engelmann se prononce contre. Il explique ne pas supporter l'homophobie mais ne serait « pas favorable au mariage qui ouvre le droit à l'adoption » pour les couples homosexuels.