La BnF et Gallica : perspectives de numérisation 2010-2011

Clément Solym - 22.02.2010

Edition - Bibliothèques - gallica - bnf - perspectives


Déjà un million ! Ou plutôt : enfin un million ! Alors on s’arrête deux secondes, on se délecte de cette masse numérique et on fait le point.

Où va-t-on ? Voici un tour d’horizon des perspectives de numérisation de Gallica pour les collections particulières de la BnF. En rappelant au passage que les grands axes de cette entreprise sont la presse (presque 70 % des documents numérisés), l’histoire de France, la littérature française, le droit et la jurisprudence ainsi que les sciences.

Les manuscrits de Flaubert – incroyablement riches en corrections et retouches de l’auteur – côtoieront ceux de Hugo, avec notamment Ruy Blas. L’œuvre numérique de Zola devrait quant à elle s’enrichir d’un dossier complet sur son célèbre J’accuse. A noter à propos de l’ami Zozo qu’un énorme dossier sur Le rêve est disponible en ligne : transcriptions ou versions numérisées des manuscrits et des originaux, mais aussi presse et réception par la critique pour décrypter ce livre, trop peu connu du public.

Dans les starting-blocks de cette course à la numérisation, catégorie estampes cette fois-ci, les noms de Dürer, Delacroix ou Goya font bonne figure aux côtés de Hokusai, Goya, Pissaro. On ne connaît pas encore l’ordre d’arrivée, ni l’exacte étendue des œuvres concernées ,mais le plateau est relevé ! Les collections d’architectes comme Robert de Cotte ou Labrouste, l’iconographie historique d’Epinal ou encore la collection De Ridder, qu’on devrait retrouver sur Gallica, rivalisent par leur intérêt historique.

Principal fonds à retenir côté photographie, puisque c’est le seul à se détacher clairement, les images de la Société de Géographie marqueront par leur aspect historique et leur qualité esthétique.

Lost ? Le département des cartes et plans a mis dans les tuyaux ses cartes de réserve, des collections au nom comme des tromblons – Marquis de Paulmy, Lannoy de Bissy – complétées par celles du Service hydrographique de la Marine.
 

Sur un air de Mozart, de Schubert, de Rameau
; avec Debussy, Liszt ou encore Bach : quoi de mieux que d’accompagner la lecture de leurs manuscrits précieux par un air de leur composition ?

On aimerait rebondir et faire un parallèle avec le théâtre et l’opéra, domaine sous le joug du département des arts du spectacle. Pourtant ce dernier semble un peu en reste face à ses voisins.

Des noms, toujours des noms !
Et très peu de chiffres pour une production numérique qui, si elle touche des œuvres et des auteurs exceptionnels, paraît un peu fébrile en termes de volume.

La politique de la BnF, qui mise sur Facebook, Scribd et l'iPhone pour doper Gallica devrait tout de même porter ces oeuvres vers un plus grand nombre de personnes.