La BnF gardienne de la mémoire pour les sites français

Clément Solym - 15.04.2008

Edition - Bibliothèques - BnF - dépot - legal


Selon la loi du 1er août 2006 qui étend le dépôt légal à internet, la BnF a le droit de collecter, de conserver et de communiquer au public, les sites du « domaine français ».

Ainsi, les éditeurs n'ont pas le droit de s'opposer à cette collecte et doivent fournir si besoin est, sur demande de la Bibliothèque les moyens d'accéder à leurs ressources en ligne. Ce boulot titanesque est fourni par des « robots moissonneurs » qui copient toutes les pages, animations, contenus audio ou vidéo, fichiers ou images et les indexent et les datent. Ainsi on peut naviguer dans les archives comme on le ferait sur le net, tout en étant sûr de ne pas prendre de risques avec le WiFi.

Il va de soit que tout ne peut pas être répertorié. La BnF utilise donc deux méthodes pour établir des « échantillons représentatifs de l’Internet français ». Des collectes dites « larges » qui permettent de faire un tour d'horizon de quelques centaines de milliers de sites, réalisées une fois par an et des collectes plus « ciblées » permettant des faire des archives plus denses de certains sites sélectionnés par des bibliothécaires.

Enfin depuis le 07 avril la BnF a ouvert « un accès expérimental aux archives de l’Internet ». Les titulaires d’un titre d’accès à la bibliothèque de recherche pourront donc les consulter sur une quinzaine de postes dans les salles X et P du site (géographique s'entend ici) François-Mitterrand et la salle de Références du site Richelieu.