La British Library accuse le coup : 9000 ouvrages manquants

Clément Solym - 17.03.2009

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Coup dur en effet pour la prestigieuse British Library dont la gestion ressemblerait en effet à un gruyère, puisqu'au dernier inventaire, 9000 livres seraient aux abonnés absents et pas des moindres. On parle ainsi de traité datant de la Renaissance sur la théologie et l'alchimie, d'un texte médiéval sur l'astronomie ou encore de premières éditions du XIXe et XXe siècle et enfin d'une édition de luxe de Mein Kampf, livre publié en 1939, et qui fut éditée pour le 50e anniversaire de la naissance d'Hitler.

Volés les livres ? Probablement pas. Même si l'on se souvient de l'affaire du découpeur de pages de livres rares, il semblerait plutôt que les ouvrages aient été égarés dans les 650 km d'étagères bien que certains livres n'aient pas été consultés depuis plus d'un demi-siècle. D'autres ouvrages, comme Lawful and Unlawful Usurie Amongest Christians rédigé par Wolfgang Musculus, théologien allemand du XVIe siècle, est évalué à 20.000 £ n'ont pas été aperçus depuis plus de deux ans.

Une vache n'y retrouverait pas ses petits...

La bibliothèque tente donc de convaincre que la plupart des livres ont simplement trouvé une autre place que celle qui leur était attribuée et qu'il ne faut pas s'inquiéter de la situation. Jennifer Perkins, en charge des enregistrements, plus de 3,5 millions d'ouvrages sont consultés et apportés chaque année et il suffit de trois fois rien pour que le rangement ne soit en retour pas effectué au bon endroit.

Si l'on prend très au sérieux les mesures de sécurité au sein de l'établissement, mais au quotidien, le rangement des livres peut parfois poser quelques problèmes. Pour Keith Rathmill, responsable de la sécurité, le chiffre est au contraire très faible : selon lui, une petite bibliothèque avait récemment annoncé avoir perdu un cinquième de son catalogue en quatre ans. La BL peut ainsi s'estimer heureuse, parce que la situation est parfois pire ailleurs.

De là à s'en féliciter... Reste que l'on envisagerait le passage aux puces RFID pour éviter de perdre les ouvrages et assurer une protection supplémentaire, a déclaré un porte-parole. Des mesures dont on s'étonne qu'elles n'aient pas été envisagées plus tôt, l'Angleterre étant particulièrement sensible depuis quelques années sur la surveillance des habitants...