La "cape d'invisibilité" de Rowling impuissante contre les nationalistes

Julien Helmlinger - 18.06.2014

Edition - International - JK Rowling - Ecosse - Indépendance


En soutenant financièrement la campagne Better Together visant à maintenir l'Écosse dans le giron du Royaume-Uni, à hauteur de plus d'un million £ de dons, la maman de la saga Harry Potter ne s'est pas fait que des amis en sa terre adoptive. La voilà désormais sous le feu des critiques nationalistes, avec des objections parfois d'un niveau superficiel. Quand d'autres auront visé le tact et la légitimité d'une écrivaine millionnaire qui compte peser par sa fortune sur la politique d'un pays qui n'est pas le sien à proprement parler.

 

 

 

 

Par son soutien, l'écrivaine aura permis à la campagne du « NON à l'indépendance » de rattraper partie de son retard financier accumulé par rapport à celle du « OUI ». Mais pour certains Écossais, ce serait de manière plutôt imperceptible que JK Rowling habiterait leur pays. Jeune elle aurait connu un certain sentiment d'insécurité qui aurait plus tard nourri son aversion pour le fait de voir sa vie étalée sous les projecteurs.

 

Sa soeur la décrirait d'ailleurs comme une adulte détachée, qui aurait développé son sens de la fantasy justement comme un moyen d'échapper à la douleur et la solitude de la vie réelle. Autant dire qu'elle ne devait pas être bien préparée au succès fulgurant de sa série best-seller. 

 

Les critiques rappellent que sa magnifique maison à Édimbourg est protégée par de hauts murs ainsi qu'un écran de conifères, quand son autre résidence écossaise se trouve quant à elle perdue dans le petit village de Perthshire. Le public n'aurait l'occasion de la rencontrer que lors d'événements étroitement contrôlés, qui ne favorisent pas toujours le contact avec son public.

 

À l'occasion de la parution de son nouveau livre The Silkworm, publié sous le pseudonyme de Robert Galbraith, l'auteure ne fera pas de grande tournée promotionnelle à renfort de signatures de dédicaces. Au lieu de cela elle devrait faire une apparence publique, unique, le mois prochain. Comme elle l'annonçait au moment de l'enquête Leveson, l'écrivaine pourrait bien draper sa vie familiale d'« une cape d'invisibilité ».

 

Née dans le Gloucestershire, au sud de l'Angleterre en juillet 1965, JK Rowling est désormais mariée à l'Écossais Neil Murray, un anesthésiste, avec qui elle a un fils âgé de 11 ans. Dans sa déclaration de soutien à Better Together, elle annonce : « Par résidence, mariage , et par reconnaissance pour ce que ce pays m'a donné, mon allégeance revient tout à fait à l'Écosse. » (via Canada)