La cession des librairies Sauramps sera effective mi-juillet

Cécile Mazin - 28.04.2017

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Sale passe pour le groupe Sauramps : le dépôt des offres pour la reprise des établissements, actuellement placés en redressement judiciaire, est donc fixé au 6 juin. Cependant, le redressement est poursuivi au-delà des dates envisagées.

 

Librairie Sauramps
ActuaLitté, CC BY SA 2.0
 


Le dépôt des offres, suivant la première date posée, permettait de suivre un calendrier assez simple. Avec une audience fixée quinze jours à trois semaines plus tard, le dossier de reprise pouvait être réglé fin juin, début juillet. 

 

Or la semaine passée, selon nos informations, une dizaine d’accords de confidentialité avait été signée. 

 

Librairies Sauramps : entre l'ire et la joie de faire lire
 

Sans apporter de plus amples explications, il a été manifestement décidé de prolonger la période de redressement judiciaire, jusqu’en septembre. La date de remise des dossiers reste toutefois inchangée, avec un délibéré qui interviendra le 19 ou 25 juin. La cession effective interviendra alors mi-juillet.
 

Preuve, s’il en fallait encore, de ce que le PDG de Sauramps, Jean-Marie Sevestre, a perdu toute crédibilité auprès de ses salariés, la réception de son communiqué qu’il a fait parvenir, suite à l’audience de ce 28 avril. Bien entendu, à ce jour, aucune date n’est encore fixée concernant la position du Tribunal après le dépôt et examen des documents.

 

Le PDG confirme dans ce communiqué que la période d’observation pour chacune des sociétés du groupe est prolongée jusqu’au 3 septembre, et que les propositions de rachat pourront se faire jusqu’au 6 juin. En outre, aucune date n’est encore donnée à ce jour. Le PDG assure que l’ambiance de la rencontre a permis « un échange constructif entre tous les intervenants ».

Un compte-rendu laconique, qui ne semble toutefois pleinement satisfaire que le PDG en question...

mise à jour 29 avril : 
 

Nous avons pu obtenir quelques suppléments d’information, suite à l’audience au tribunal du 28 avril. Cette dernière était donc pleinement axée sur la prolongation de la période d’observation du groupe en redressement. La date butoir était en effet fixée au 28 avril dans un premier temps.

 

Le choix de prolonger la période, tout en sachant qu’une vente interviendrait dans le courant du mois de juin, est une position plutôt subtile de la part du juge. En effet, sachant que la cession devrait avoir lieu, le prolongement permet de rassurer les clients, les collectivités, mais également les éditeurs, alors que la rentrée littéraire sera proche.
 

En revanche, le juge a reconnu la nécessité impérative de l’implication immédiate du repreneur début juillet, pour éviter toute discontinuité de l’activité — qui serait alors terriblement dangereuse.
 

« Nous avons enfin une date qui nous permet d’avoir enfin un point de repère, et surtout, laisse envisager une sortie du tunnel. Avec la quasi-certitude qu’en juillet, quelqu’un aura repris la société », nous assure un proche du dossier. « Il nous a surtout été possible de dire, devant le juge, combien nous avions hâte qu’une nouvelle direction soit mise en place. Les salariés sont définitivement épuisés du comportement du PDG [Jean-Marie Sevestre, NdR]. » 

 

Autre point, plus intéressant encore. Le maire de la ville, Philippe Saurel, ne s’était jusqu’à présent pas exprimé le moins du monde sur la question Sauramps. Mais plusieurs administrés ont sollicité directement le maire par courrier. La réponse que Philippe Saurel leur a apportée est des plus satisfaisante. « Le maire a assuré qu’il soutiendrait le futur repreneur, et que l’établissement bénéficierait, dès lors que la vente serait actée, du plein soutien de la ville. »

 

On finit vraiment par se demander si tous les problèmes de Sauramps ne sont pas cristallisés autour de son actuel PDG…