La CGT dénonce le 'démembrement' de Chapitre

Julien Helmlinger - 03.10.2013

Edition - Société - CGT - Chapitre - Librairie


La direction de la chaîne de librairies Chapitre peine à rassurer ses salariés. Tandis qu'un plan de sauvegarde avait été mis en œuvre au cours mois de mars dernier, la CGT rappelle que celui-ci a été suspendu cet été « sans aucune explication aux représentants du personnel, ni aux salariés ». L'organisation syndicale dénonce une succession d'annonces de plus en plus alarmantes sur la situation économique de l'UES Chapitre, et appelle à une mobilisation le 9 octobre prochain devant le siège du groupe Actissia.

 

 

 Siège du groupe Actissia

 

 

Suite à un comité d'entreprise extraordinaire, les représentants syndicaux apprenaient que la direction projetait de vendre les librairies encore dans son giron, décision annulant définitivement le plan de sauvegarde suspendu courant juillet. Si la direction évoque la mise en œuvre d'un « plan de redressement sur la marche de l'entreprise », pour l'organisation syndicale il s'agirait plutôt d'un « véritable démembrement de l'UES Chapitre ».

 

La CGT pointe que 1200 salariés seraient concernés, et dénonce que l'aspect « intolérable » du projet. Selon elle, cela ne se fera pas sans des « conséquences énormes » en termes de protection sociale (retraite, santé, famille…) au travers des cotisations sociales versées par les salariés concernés.

 

La direction a proposé deux solutions. Soit les éditeurs acceptent un report des paiements du mois de novembre jusqu'au mois de décembre, afin de garantir la poursuite de l'activité jusqu'à la fin de l'année, ou dans le cas contraire le dépôt de bilan serait effectif dès le mois de novembre. En cas de poursuite de l'activité, l'actionnaire se donnerait jusqu'au mois de juin prochain pour la reprise de la totalité des librairies.

 

Par un dernier communiqué, la CGT pointe comme désastreuse la stratégie économique mise en œuvre par Hagen, dont « l'aveuglement a conduit l'entreprise au bord du dépôt de bilan », non sans répercussions sur l'ensemble des sociétés du groupe.

 

Selon la CGT, c'est en privilégiant l'e-commerce via la plateforme Chapitre et le Nouveau Chapitre ebook, ou encore le soutien au e-entrepreneuriat, que le PDG aurait fragilisé les autres entreprises du groupe menacées par la dématérialisation.

 

En conséquence de quoi l'organisation syndicale réclame de Najafi les moyens financiers nécessaires pour la poursuite de l'activité, et refuse la « délocalisation des activités au Cambodge, et la dématérialisation des salariés ». Elle donne rendez-vous aux militants le 9 octobre prochain à 8h30, 123 boulevard de Grenelle, au siège du groupe Actissia. Contactée par ActuaLitté, la CGT n'était pas disponible pour apporter de plus amples informations.