La chaîne de librairies Barnes & Noble rivée sur de mauvais résultats

Antoine Oury - 15.02.2013

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À l'heure des bilans et des rapports d'activité, les cadres de la filiale Newco de chez Barnes & Noble font grise mine. Inscrits noir sur blanc, les très mauvais résultats de la principale chaîne de librairies des États-Unis en terme de ventes et de lecture numérique lui font craindre le même destin que feu Borders, qui l'a précédé dans la dégringolade financière. 

 



 

 

 Il y a quelques jours, le PDG de Barnes & Noble William Lynch annonçait avec contrition les résultats très décevants de sa société, et de nouvelles prévisions invitent d'ores et déjà les investisseurs à ne pas trop espérer de l'année 2013 : les revenus des ventes numériques seront inférieures à 3 milliards $ pour l'année, ce qui conduira forcément à des pertes significatives. Au moins à la hauteur des 262 millions $ déjà évaporés en 2012.

 

Consciente de la concurrence grandissante qu'elle se voyait opposer via les revendeurs d'ebook, d'ereader et autres tablettes numériques, la chaîne historique a pourtant réagi, mais s'est empêtrée dans une gamme beaucoup trop étendue, tentant de rivaliser avec Amazon (les Nook HD et HD+, sur le créneau de la tablette Kindle du site de e-commerce) sans disposer de la même force de frappe financière.

 

Le premier mois de 2013 annonce d'ailleurs la couleur : avec des ventes en baisse de 12,6 %, un gris cendreux, dont le goût restera longtemps sur la langue des investisseurs : l'action B&N a immédiatement perdue 4 %, pour s'arrêter aux environs de 13,60 $. Au mois d'avril 2008, le cours de la société culminait encore à 32,28 $ l'action.