La chaîne de librairies canadienne Indigo lorgne vers les États-Unis

Antoine Oury - 18.05.2015

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Les derniers résultats financiers de la chaîne de librairies canadienne Indigo avaient donné des ailes à Heather Reisman, la PDG du groupe. La formule en vigueur au sein des magasins, avec une offre extrêmement diversifiée, qui ne se repose plus seulement sur le livre, a visiblement porté ses fruits. Indigo souhaite à présent s'exporter aux États-Unis.

 

 

Canada is the new cowbell

Dans un magasin Indigo (Matt Grommes, CC BY-SA 2.0)

 

 

On connaît, aux États-Unis, le triste sort de la chaîne de librairies Borders, incapable de faire face à la concurrence, et les difficultés de Barnes & Noble. Pourtant, la PDG de la chaîne canadienne Indigo, Heather Reisman, est persuadée que sa société peut occuper une place laissée libre aux États-Unis. Celle des « magasins culturels », un secteur que B&N a investi avec un succès mitigé, et que Indigo veut occuper avec de nouveaux magasins.

 

« Je veux porter le nombre de ces nouveaux magasins à une vingtaine, les faire prospérer et les emmener hors du pays », assure la PDG du groupe. Depuis 1996, année de création d'Indigo, la chaîne a su développer ce concept de magasins remplis de produits hétérogènes, dont le dénominateur commun est la culture.

 

Rappelons que c'est ce groupe qui avait créé Kobo, avant son rachat par le japonais Rakuten. Preuve en est que les habitudes culturelles modernes ne leur sont pas totalement étrangères. Pour renforcer l'aspect personnalisé des expériences d'achat dans ses magasins, la chaîne a l'intention de mettre en place des corners — autant de magasins dans le magasin — avec différentes ambiances, selon les publics visés.

 

Au rayon des magasins plus « traditionnels », on compte aujourd'hui 221 librairies Indigo, où l'on peut aussi trouver de la papeterie ou des jouets, entre autres.