La Charte met en garde contre les indélicates éditions Mic-Mac

Clément Solym - 27.09.2011

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Les auteurs et illustrateurs de littérature jeunesse connaissent bien La Charte, un regroupement associatif qui propose une foule de renseignements et d'informations sur leur métier, et les conditions de son exercice.

Mais La Charte ne fait pas que conseiller : parfois, elle tape. Du poing sur la table, ou pire. En l'occurrence, ce sont les éditions Mic-Mac qui aujourd'hui font les frais d'une mauvaise politique, dénoncée par ses auteurs et illustrateurs. Dans un communiqué, La Charte souligne des « dysfonctionnements répétés, ou des fautes à plusieurs niveaux ». Ainsi :
  • Commercialisation d’ouvrages n’ayant fait l’objet d’aucun contrat d’édition écrit, malgré l’obligation qu’en fait la loi et la demande des auteurs.
  • Envoi des relevés de comptes annuels systématiquement en retard et, en corollaire, non-paiement des droits d’auteur dus.
  • Absences de paiements, ou retards de paiements de l’à-valoir contractuellement prévu.
  • Non-respect des contrats, ou de certaines stipulations de ceux-ci.
  • Absence de réponses aux demandes des auteurs, ou même à leurs courriers recommandés.
  • Lorsqu’il y a – parfois – des réponses à ces demandes justifiées et légitimes, celles-ci sont souvent désagréables à l’égard des créateurs.
Et d'expliquer qu'une procédure judiciaire est « actuellement en cours, pour non-respect des obligations contractuelles d'exploitation et de reddition de comptes, et pour atteinte au droit moral de l'auteur ». Plusieurs auteurs de La Charte ont ainsi dû faire appel à des conseils juridiques pour que leurs droits soient respectés.

« Plus d’une vingtaine d’auteurs et d’illustrateurs, mécontents de leur collaboration avec les éditions Mic-Mac, se sont à ce jour manifestés auprès de notre association, soit près d’un tiers des auteurs et illustrateurs du catalogue de l’éditeur. La Charte regrette vivement ces manquements aux usages de la profession et au respect du droit des auteurs. Elle invite en conséquence les auteurs et les illustrateurs à la plus grande vigilance. »

Guillaume Widmann, responsable de la maison, auquel nous avions consacré un article, le présentant en 2009 comme le plus jeune éditeur français, n'a toujours pas donné de suite à nos appels.