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La Chine, toujours un partenaire privilégié de l'édition française

Nicolas Gary - 28.06.2018

Edition - International - France traduction livres - Chine partenaire éditeurs - cession droits France


Quand la France exporte son soft power, c’est toute la culture qui en profite. Depuis 2013, la cession de droits connaît une croissance constante, avec une hausse de 8,3 % entre 2016 et 2017. 


China-7154 - Terracotta Army
Dennis Jarvis, CC BY SA 2.0

 

Dans son rapport 2017, le SNE indique que désormais, les cessions de droits mondiaux – l’accord d’exploitation d’une oeuvre – représentent 37,3 % – contre 35,9 % en 2014. De même, les droits numériques de traduction sont en croissance forte, répondant à la demande des éditeurs à travers le monde. Ainsi, 21,1 % de l’ensemble des contrats portent sur une cession simultanée, incluant les droits numériques. 

 

On s’étonnera de ce que ce soit l’Italie qui ait signé le plus grand nombre de contrats intégrant le numérique – 348 en tout, contre 1136 cessions de droits papiers uniquement. En revanche, la Chine est le plus grand acheteur de la production française, avec 2130 contrats (dont 213 intégrant les droits numériques).
 

 

On sait combien les BATX, l’équivalent chinois des GAFA, pousse actuellement le marché de la lecture numérique, et de l’offre. Ce secteur pèse d’ailleurs pour 1,74 milliard €, avec 360 millions d’utilisateurs.

 

« L’éventail des pays qui achètent simultanément les droits numériques de traduction s’élargit année après année et ne se cantonne plus aux traditionnels pays européens ou anglo-saxons où les pratiques numériques sont ancrées, de longue date, dans le paysage éditorial », relève le SNE. 



 

On l’imagine, il s’agit là d’une source de revenus intéressante pour les éditeurs : on estime entre 4 et 6 % du chiffre d’affaires les revenus de cette activité. Cela peut toutefois atteindre jusqu’à 30 % de la maison, ou du département qui est concerné. Et entre 2016 et 2017, les tendances restent identiques : jeunesse, bande dessinée et fiction sont les secteurs éditoriaux français les plus prisés. 

 

En 2016, 12 296 traductions à partir du français,
dont 2121 par la Chine

 

On comprend mieux les craintes lorsque le marché chinois a annoncé des restrictions sur les traductions, par le passé. Ce dernier n’ayant pas eu lieu, tout le monde a pu respirer. En dépit du ralentissement des échanges, le pays demeure en effet le plus important des partenaires économiques pour l’édition. 

 

Quant à la traduction, même topo, la Chine est devant tous les autres. Ce qui est en revanche intéressant, c’est de remarquer la répartition des achats de traduction en fonction des territoires et des secteurs éditoriaux...
 


Avis aux amateurs...


 




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