La Chine très contrariée des propos de Mario Vargas Llosa sur le coronavirus

Nicolas Gary - 17.03.2020

Edition - International - Chine coronavirus - Mario Vargas Llosa - tribune


La Chine s’en prend actuellement au prix Nobel de Littérature, Mario Vargas Llosa. L’écrivain péruvien a récemment signé une tribune qui décoiffe l’Empire du Milieu, accusé d’empêcher la nécessaire diffusion d’informations. Et trop occupé à contenir les données, l’État en oublierait de se consacrer pleinement à la lutte contre le coronavirus.

Mario Vargas Llosa
Daniele Devoti, CC BY 2.0
 

Dans un texte publié par El pais, l’écrivain pointe « la terreur provoquée par ce virus en provenance de Chine ». Mais surtout : « Personne ne semble remarquer que rien de tout cela ne se serait produit à travers le monde, si la Chine était un pays libre et démocratique, et non la dictature qu’elle est. »

De quoi provoquer la colère du concerné, régulièrement pointé du doigt pour son peu de considération pour la liberté d’expression et de contestation dans ses frontières. L’ambassadeur de Chine au Pérou, dans un communiqué, assure respecter la prise de parole libre, « mais cela ne signifie pas accepter la diffamation et des stigmatisations arbitraires ». 

L’ambassadeur demande ainsi à Vargas « en tant que personnalité publique, de ne pas diffuser des opinions irresponsables et partielles qui ne servent à rien ». 

Vargas clame-t-il tout haut une opinion répandue, et probablement fondée? Que le médecin qui avait alerté de l’apparition du coronavirus n’a pas été entendu ? Et qu’au lieu « de prendre les mesures nécessaires, le gouvernement a tenté de cacher les informations et de faire taire cette voix, et ces voix alertées, tout en essayant d’étouffer les informations comme le font toutes les dictatures ». 

Réponse de l’ambassade de Chine : « L’Organisation mondiale de la Santé n’a jusqu’à présent par été en mesure d’identifier l’origine du COVID-19. » Pourtant, c’est fin décembre que la Chine a alerté l’OMS d’une pneumonie inhabituelle détectée à Wuhan — et une semaine plus tard, le nouveau virus apparaissait. 
 

La guerre des accusations


Surtout qu’en contrepartie, des responsables chinois ont promu une théorie indiquant que le coronavirus serait originaire des États-Unis. Le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Zhao Lijian, l’avait d’ailleurs twitté la semaine passée, en ajoutant que l’armée américaine pourrait avoir amené l’épidémie à Wuhan.

De son côté, Vargas n’y allait pas avec le dos de la cuillère : « Il est bon que cela arrive maintenant, et que le monde apprenne que le vrai progrès est paralysé tant qu’il n’est pas accompagné de la liberté. »

Ajoutant : « Ces imbéciles qui croient que la Chine est exemplaire — un marché libre avec une dictature politique — seront-ils un modèle à déployer pour le tiers monde ? Certainement pas : ce qui s’est passé avec le coronavirus devrait ouvrir les yeux des aveugles. » 


Commentaires
Oh!là, tout doux: c'est pas parce qu'on a eu un prix Nobel qu'on peut dire n'importe quoi! Le coronavirus se fout pas mal de son origine. Seul lui importe son job: détruire le plus de cellules possibles. A nous tous de l'en empêcher. Chinois aussi. Et Mario itou, por qué no?
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