La classification des livres établie par les éditeurs : une erreur

Clément Solym - 02.09.2008

Edition - Société - classification - âge - lecture


Kate Wilson, directrice du groupe Scholastic est montée au créneau alors que des auteurs comme Pullmn, Rowling, Pratchett ou Wilson se mobilisent contre la classification des livres en fonction d'un âge présumé de lecture pour certains livres. Intervenant en son nom propre, elle estime que cette initiative comporte « quelques regrettables erreurs » dans la façon dont les éditeurs s'y sont lancés.

Seule éditrice présente lors de la réunion présidée par Pullman, elle a trouvé écho dans les propos de Jacqueline Wilson. Pour elle, tout ce cirque n'est qu'un cinéma marketing, un autre ingrédient de vente, inventé par les éditeurs. D'autant que des premières évaluations on montré que cette classification était trompeuse et limiterait le lectorat. « Et d'abord, qui écrit pour un unique groupe d'âge ? »

Et tandis que le site notoagebanding continue d'accumuler des signatures, près de 40.00, les uns et les autres poursuivent leurs pourparlers. Si « chaque livre est unique », et qu'il « en va de même pour chaque lecteur », comme le fait valoir Pullman, alors comment envisager de classer tel ou tel livre à destination de tel public ?

Pour l'heure, les éditeurs examinent la suite avec prudence, et avant que de baguer les livres de leurs auteurs, ont concédé que l'on pouvait . Du côté des libraires, Borders a fait valoir que la première question posée par les parents était souvent axée sur l'âge auquel on peut lire le livre... Mais n'est-ce pas en partie le rôle du libraire que de donner de telles indications ?