La collection La Noire de Gallimard renaît de ses cendres

Camille Cado - 21.03.2019

Edition - Les maisons - collection La Noire retour - La Noire Gallimard - collection romans noirs


Après 14 ans de pause, les éditions Gallimard ont annoncé le retour de la collection La Noire. A l’occasion, trois nouveaux romans, présentés sous de sobres couvertures noires, sont d’ores et déjà disponibles. Le dernier ouvrage de la collection à être paru était Comme avant les mères (Come prima delle madri, trad. Arlette Lauterbach) le 23 juin 2005.



La Noire a été créée en 1992 par Patrick Raynal qui, à cette époque, dirigeait déjà depuis un an la collection Série noire chez Gallimard. Après 14 ans d’activités, et 136 ouvrages publiés, Patrick Raynal quitte la maison en 2005, et la collection, elle, s’éteint avec lui. 

« James Crumley, Francisco González Ledesma, Cormac McCarthy, Raymond Chandler, Kent Anderson, Harry Crews, Jean-Patrick Manchette, Pete Dexter, Larry Brown, Rolo Diez, Michael Guinzburg, Chuck Palahniuk, Jerome Charyn, Maurice G. Dantec… sont autant d’écrivains reconnus grâce auxquels, au tournant du XXIe siècle, La Noire s’est imposée comme LA collection emblématique du roman noir », déclare Antoine Gallimard.

Le 21 mars 2019, les éditions Gallimard ont annoncé que la collection reprenait de plus belle.

« Clin d’œil à l’incontournable collection Blanche de Gallimard, La Noire a pour vocation d’accueillir ces romans dits “noirs” destinés à un lectorat plus éclectique, préoccupé d’une esthétique avant de l’être d’une thématique. » avait déclaré Antoine Gallimard. « Plus littéraire, pourrait-on dire, la blanche sous la noire », reprend le PDG. 

La collection est dirigée par Marie-Caroline Aubert (ancienne directrice de la collection étrangère des éditions du Masque et de la collection Seuil/policiers). Elle a annoncé qu’elle publiera 5 titres par an, dont trois déjà disponibles dont Un silence brutal de Ron Rash traduit par Isabelle Reinharez. Les deux autres titres appartiennent à des écrivains disparus : Stoneburner de William Gay traduit par Jean-Paul Gratias et Nadine Mouque de Hervé Prudon. 

« Il n’y a qu’un seul endroit pour Ron Rash et William Gay c’est La Noire », souligne Marie-Caroline Aubert. « Ron Rash c’est absolument l’exemple, l’incarnation, la matérialisation sous forme de livre du propos de La Noire [...] C’est assez difficile de nos jours de trouver des auteurs de cette qualité. Il n’y en a plus assez pour tout le monde de ce niveau-là » même si, ajoute-t-elle, un « joli fonds reste encore à exploiter » chez Gallimard.

Pour Antoine Gallimard : « Le noir résiste par son absence de règles et par l’humour, aux nombreuses tentatives de le définir ». Et cette collection proposera aux lecteurs « un échantillon de ce que le roman noir offre de plus réjouissant, singulier, envoûtant et... dérangeant ».
 

“Le choix d’un bon traducteur est indispensable”


Marie Caroline Aubert assure que cette collection porte une attention toute particulière à la traduction. « Le choix d’un bon traducteur est indispensable ».
Elle reprend en donnant l’exemple de la traduction de Ron Rash par Isabelle Reinharez. Cet auteur avait « commencé par faire de la poésie, il me fallait quelqu’un qui épouse la sonorité et le rythme de ses phrases » explique-t-elle. Et c’est apparemment chose faite puisque, assure-t-elle, quand Ron Rash entend ses textes lus en français, « il les reconnaît » grâce à « la musique du texte » restée fidèle à son travail. 


Commentaires

Pas de commentaires

Poster un commentaire

 

grin LOL cheese smile wink smirk rolleyes confused surprised big surprise tongue laugh tongue rolleye tongue wink raspberry blank stare long face ohh grrr gulp oh oh downer red face sick shut eye hmmm mad angry zipper kiss shock cool smile cool smirk cool grin cool hmm cool mad cool cheese vampire snake exclaim question

Vous répondez au commentaire de

Cliquez ici pour ne plus répondre à ce commentaire

* Laisser vide pour ne pas reçevoir de notification par email de nouveaux commentaires.