La commission de Marc Tessier prend ses fonctions

Clément Solym - 26.10.2009

Edition - Bibliothèques - commission - Marc - Tssier


La commission de Frédéric Mitterrand sur la numérisation des fonds patrimoniaux est en place : son président, Marc Tessier a officiellement pris ses fonctions, en présence de Nathalie Kosciusko-Morizet, secrétaire d'État chargée de la Prospective et du Développement de l'économie numérique. Comme nous vous l'annoncions la semaine passée, Claude Durand a démissionné de cette commission et Frédéric Mitterrand a dû le remplacer au pied levé par Marc Tessier.

L'équipe n'a pas changé de celle que nous vous dévoilions, et agira bien sous la tutelle du ministère de la Culture. « La numérisation se présente comme un tsunami, elle déferle sur l'Europe », expliquait le ministre et cette commission devenait plus que nécessaire pour parvenir à faire avancer le schmilblick.

Ainsi, on retrouvera :
  • Emmanuel Hoog, président de l’Institut National de l’Audiovisuel (INA),
  • Olivier Bosc, conservateur en chef des bibliothèques,
  • Alban Cerisier, directeur des fonds patrimoniaux et du développement numérique des éditions Gallimard,
  • François-Xavier Labarraque, directeur du développement et de la stratégie de Radio France
Qui devront rendre leurs conclusions le 15 décembre, avec un petit arrêt aux stands le 24 novembre. « Depuis 2005, la Bibliothèque nationale de France avec sa bibliothèque numérique Gallica met en œuvre une politique de numérisation très ambitieuse, soutenue par l’État à travers les financements accordés depuis 2007 par le Centre national du Livre. Aujourd’hui, Gallica propose plus de 850 000 documents en ligne, dont environ 140 000 livres », rappelle-t-on à la rue de Valois.

Un partenariat avec plus d'une centaine d'éditeurs a été mis en place pour que Gallica puisse offrir des oeuvres encore sous droit. Ainsi, depuis 2008, plus de 10.000 ouvrages ont également été numérisés dans ce cadre. « Cette politique de numérisation, qui doit connaître encore de nouveaux développements, implique des financements de l’État très importants. C’est dans ce contexte qu’il pourrait être envisagé un accord avec un opérateur privé, qui aboutirait notamment à un financement partagé. »