La communication numérique : un enjeu pour l’attractivité des librairies

Auteur invité - 06.11.2019

Edition - Librairies - communication numerique - librairie lecteurs attraction - numerique librairie


91.100, c’est le nombre d’abonnés sur la page Instagram de la librairie Mollat. La raison de ce succès ? Une ligne éditoriale adaptée à son média, et une logique marketing intelligente et fine. Si la librairie Mollat a su tirer profit des réseaux, le monde de la librairie accuse par ailleurs un certain retard numérique. 



 
Plus rien n’est à prouver, face à la concurrence immense que représentent les différentes plateformes d’achat en ligne, les librairies indépendantes doivent fidéliser la clientèle. De plus en plus de librairies œuvrent ainsi à la dynamisation de leur lieu de vente : multiplication d’évènements, ouverture le dimanche, qualité du service, sans parler de la mise en place de cartes de fidélité de plus en plus fréquente.

Une étude du SLF présentée pour les Rencontres nationales, relayée par ActuaLitté, pointe un retard « très important sur le numérique », qui pourrait « nui[re] aujourd’hui aux libraires ». Il semble donc impératif aujourd’hui pour les librairies de s’adapter au contexte hyperconnecté dans lequel nous vivons : site web, réseaux sociaux, blogs... Les librairies indépendantes doivent évoluer vers plus de communication digitale. 
 

Les réseaux sociaux, espaces de partage 


Maîtriser les outils de la communication numérique constitue un enjeu majeur de visibilité pour les librairies. L’utilisation des réseaux sociaux, notamment, présente pour les libraires des opportunités uniques, puisque selon Marjorie Nguyen, créatrice d’Exploratology, service de box littéraires, les réseaux sociaux sont une fenêtre ouverte et informelle sur le quotidien des librairies. Ils permettent ainsi aux libraires d’entretenir une relation privilégiée avec leurs clients, habituels ou potentiels, en partageant évènements, nouveautés ou coups de cœur. 
 

L’image de marque, au cœur de la présence réseaux


Si l’on prend en compte le taux de pénétration des réseaux sociaux, on peut aisément supposer que ceux-ci représentent des plateformes de dynamisation non négligeables pour les librairies. L’important est de savoir se servir de ces outils, d’y soigner sa présence, et son image. En ce sens, la bonne utilisation de chaque réseau profitera à la renommée de la librairie. En revanche, des publications négligées, pas ou trop régulières, peuvent rapidement donner une mauvaise image d’une librairie, un aspect quelque peu ringard et vieillissant. 

La librairie Mollat de Bordeaux, première librairie indépendante française, a par exemple parfaitement su tirer parti des potentialités d’Instagram pour créer et perpétuer son image de marque : les mises en scène avec les livres, au travers notamment du hashtag « bookface », ont renforcé l’identité de la librairie, et ont fait d’elle un incontournable des réseaux sociaux, puisqu’elle cumule plus de 90.000 abonnés sur Instagram.

À plus petite échelle, d’autres au style plus sobre, mais toujours moderne et pétillant, apprivoisent de mieux en mieux les possibilités qu’offrent les réseaux sociaux, comme la Librairie du Voyage, située à Rennes (près de 1200 abonnés sur Instagram) ou La Parenthèse, petite librairie d’Annonay, qui se démarque sur Facebook grâce à ses mises en scène type « roman-photo », qui engendrent discussions et partages, et créent une véritable communauté 

Si les réseaux donnent une visibilité directe et intime aux librairies, ils semblent effacer, ou du moins minimiser le rôle même du libraire. L’apport qualitatif que représentent la proximité physique et l’échange avec les libraires semble disparaître au profit de légendes et hashtags parfois sans grande profondeur.

Comment installer l’équilibre entre la modernité d’une communication numérique réussie et l’authenticité même d’une librairie, lieu d’échanges et de partage ? C’est toute la question que doivent se poser aujourd’hui les libraires pour tenter de survivre face aux géants de l’internet. 
par Juliette Bacheré 

 

Dossier - L'attractivité des librairies, malgré Amazon ou Netflix

Dossier - Lecteurs, communauté et réseaux sociaux : promouvoir le livre



Commentaires
merci aux libraires d’engraisser Zuckerberg, patron de la Stasi 2.0, le plus grand électeur de Trump, ami des racistes et conspi de tout poil...
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