La confession et les excuses de Cesare Battisti, auteur de quatre meurtres

Clément Solym - 25.03.2019

Edition - Justice - Cesare Battisti - prolétaires armé communisme - années plomb Italie


Après l’interrogatoire mené au bureau du procureur de Milan, Cesare Battisti a reconnu et confessé le meurtre de quatre personnes. L’ancien terroriste italien, arrêté après quarante années de cavale entre la France et l’Amérique du Sud, a également présenté ses excuses.


 

Francesco Greco, procureur en chef de Milan, a entendu Cesare Battisti au cours d’un interrogatoire qui s’est déroulé ce week-end. Fait inattendu, l’inculpé a reconnu les meurtres qu’il n’avait jamais admis jusqu’à présent. 

« Je suis conscient du mal que j’ai causé et souhaite présenter mes excuses aux familles des victimes », aurait-il déclaré, selon les propos que rapporte le procureur général. Toutefois, il aurait ajouté que ces actions ont été menées dans le cadre « d’une guerre juste ». 

Par ailleurs, Battisti n’aurait pas montré de remords, pas plus qu’il n’a accepté de donner les noms d’autres complices. Pour le procureur adjoint, Alberto Nobili, ces aveux sont extrêmement importants, puisqu’ils contredisent les thèses sur l’innocence de l’accusé. 
 

Les sordides années de plomb


Battisti avait fui avant le début de son procès en 1981 : passé par la France avant de se rendre au Mexique, puis de retour en France, où il publia et traduisit des livres de série noire, protégés par la doctrine dite Mitterrand. Par cette dernière, la France pouvait accueillir d’anciens terroristes italiens, à la condition expresse qu’ils cessent toute violence armée.



 
Cependant, en 2004, Jacques Chirac avait accordé la possibilité d’une extradition vers l’Italie. Cesare Battisti avait alors de nouveau fui, après plusieurs tentatives d’appels. Arrêté à Copacabana, en 2007, il avait obtenu le statut de réfugié politique, accordé par le président brésilien de l'époque, Lula. Mais le nouveau président Jari Bolsonaro, avant même les dernières élections, avait promis son extradition.

C’est en fin d’année 2018 qu’il fut finalement appréhendé, en Bolivie. 

Membre du groupe des Prolétaires armés pour le communisme, qui avait frappé durant les années de plomb, les excuses présentées ne semblent pas satisfaire l’opinion publique. Pour certaines, elles n’auraient que vocation à tenter de réduire sa peine.


Commentaires
Il n'y a pas de guerre juste !
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