La correspondance amoureuse de Barrett et Browning sur le net

Clément Solym - 15.02.2012

Edition - Société - Elizabeth Barrett - Correspondances - Robert Browning


L'une des plus célèbres correspondances amoureuses de l'histoire littéraire, entre la poète Elizabeth Barrett et de l'homme qui devint par la suite son mari, le poète Robert Browning, est disponible gratuitement sur Internet depuis hier, jour de Saint-Valentin, au plus grand bonheur des amoureux de l'amour et de la littérature.  

 

Ces lettres d'amour, au nombre de 573, relatent les débuts de leur amour, son épanouissement et enfin leur mariage interdit, le père d'Elizabeth s'opposant à ce qu'elle se marie avec quiconque.   

Le projet de numérisation des livres a été mené par les universités de Wellesley et de Baylor, situées aux États-Unis.  

 

La collection réunit les lettres de ces poètes de l'époque victorienne, numérisées sous leur forme manuscrite, avec papiers froissés, encre décolorée, rayures à la plume d'oie et même les enveloppes.

 

 

 

La passion des deux poètes fut d'abord née de leur amour pour la poésie. Impressionné par les poèmes d'Elizabeth, alors célèbre dans le royaume, Robert décide de lui envoyer une lettre : « C'est un fait que j'aime votre poésie de tout mon cœur, et aussi, je vous que je vous aime vous », lui écrit-il dans une lettre datée de 10 janvier 1845.

 

Touchée, Elizabeth ne tarde pas à répondre. Une correspondance séductrice commence alors, les deux poètes échangeant également sur d'autres auteurs, leur travail personnel et la philosophie en général.

 

Au fil de la lecture de ces lettres, les lecteurs peuvent ainsi réaliser comment Elizabeth et Robert tombent amoureux l'un de l'autre, grâce à ce témoignage littéraire unique.

 

Une première rencontre quelques mois plus tard, confirma leur amour mutuel. Ils finirent par se marier en secret avant de fuir en Italie.

 

Ruth Rogers, conservatrice des collections spéciales de Wellesley, a expliqué à la CBC que l'un des points de l'histoire les plus intéressants est qu'Elizabeth Barret a failli abonner toutes les lettres en France avant de fuir en Italie.

 

Dans sa dernière lettre à Browning, datée du 18 septembre 1846, Elizabeth explique qu'elle n'a pu s'y résigner : « J'ai essayé de les laisser, mais je ne pouvais pas. C'est un fait, elles ne pouvaient pas être abandonnées. Ce n'était pas ma faute, je ne serai pas réprimandée » écrit-elle.

 

Au total, 1.723 images brut numérisées ont été transformées en 4.200 pages éditées et images d'enveloppes. Baylor a également numérisé plus de 800 autres lettres écrites par ou pour le couple par des amis, la famille et d'autres grands écrivains de l'époque.