La correspondance de Willa Carther publiée, malgré l'interdiction

Cécile Mazin - 26.03.2013

Edition - International - Willa Carther - publication - lettres


L'auteure Wilella Sibert Cather, plus connue sous le nom de Willa Cather, a vécu son heure de gloire en obtenant en 1923 le prix Pulitzer. Ses romans, qui préfigurent un nature writing très à la mode aujourd'hui, racontent avant tout la conquête de l'Ouest. Et ce, au travers de l'enfance de l'auteure, qui vécut dans le Nebraska.

 

 

Willa Carther,

 Carl Van Vechten 1936 Jan. 22. (CC BY-SA)

 

 

L'héritage qu'elle avait laissé à ses ayants droit n'était pourtant pas compliqué : ne jamais publier les lettres. Et pourtant, le mois prochain, l'éditeur Knopf ira à l'encontre des dernières volontés, avec le consentement des ayants droit. On retrouvera ainsi publiés des échanges intimes, une véritable chance pour les chercheurs, assure le New York Times

 

C'est que ces derniers avaient toujours été tenus à l'écart des écrits épistolaires, Cather ayant demandé qu'ils ne soient jamais rendus publics. Et ce, dans le cadre de son testament.

 

On avait même soupçonné, durant un temps, qu'elle ait détruit l'intégralité de sa correspondance, pour s'assurer que personne ne puisse mettre la main dessus. Cather voulait en effet être reconnue pour son travail et non pour sa vie privée - et notamment parce qu'elle entretenait des amours féminines, sur laquelle elle avait toujours gardé le silence.

 

Elle avait même refusé la réalisation d'un film adaptant son roman A Lost Lady, en 1934. S'il n'y a aucune preuve que l'auteure ait détruit ses lettres, estime un professeur de l'université du Nebraska, la réalité de ses demandes testamentaires, elle, ne peut pas être niée.