La créativité de Kurt Vonnegut venait d'un “dégoût de la civilisation”

Antoine Oury - 16.12.2013

Edition - International - Kurt Vonnegut - créativité - dégoût


L'auteur américain Kurt Vonnegut (1922-2007) est l'un des plus respectés de sa génération, et c'est avec une certaine appréhension qu'en 2004, le Backwards City Review lui soumet une question des plus délicates : « D'où viennent les idées à l'origine de vos romans ? » La réponse ne les a pas déçus.

 

 

 

La citation, suivie par la célèbre signature de Kurt Vonnegut, a des airs de verdict définitif :
 

D'où viennent mes idées ? Vous auriez tout aussi bien pu poser cette question à Beethoven. Il se baladait en Allemagne comme n'importe qui, et soudain tout son travail a jailli de lui-même. Il s'agissait de musique.

Je me baladais comme n'importe qui dans l'Indiana, et soudain toute mon oeuvre a jailli de moi-même. Il s'agissait de dégoût de la civilisation.


L'auteur est à la tête d'une imposante bibliographie, au sein de laquelle on compte les classiques Le Berceau du Chat (1963), Abattoir 5 ou la Croisade des enfants (1969) ou encore Barbe bleue (1987). 

 

Sa propre expérience pendant la Seconde Guerre mondiale, au sein de la 106e division de l'infanterie américaine, a profondément influencé son oeuvre : il est fait prisonnier en 1944, et envoyé dans un abattoir de Dresde. Ce qu'il a vu entre ses murs n'appartient qu'à lui, mais apparaît également dans ses livres...

 


 

(via Open Culture)


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