La critique est aisée et finit (parfois) en diffamation au procès

Clément Solym - 11.11.2011

Edition - Justice - diffamation - procès - Dieu


Sale temps pour les gens qui consacrent un peu du leur aux écrits d'auteurs. Chris McGrath est un entrepreneur manifestement désireux de se faire connaître pour sa plume. Il a ainsi autoédité un ouvrage The Attempted Murder of God: Hidden Science You Really Need to Know. Probablement pas de référence...


Et un certain Vaughan Jones, âgés de 28 ans, et qui passait par là, a rédigé une première critique pour parler du fameux livre de Scrooby, en septembre 2010, puis une seconde en octobre de la même année, que l'auteur a trouvé véritablement accablantes.

 

Or, voilà que Scrooby est contraint de dévoiler sa véritable identité, et se révèle être Chris McGrath.

 

Sauf qu'entre temps, la Fondation Dawkins, consacrée à la science et l'évolution, publie en effet un des commentaires de Jones sur son site, et le feu déjà bien vif devient flammes.

 

Chris McGrath, considérant qu'il est touché dans son vif d'auteur, et piqué dans sa dignité d'homme a décidé de mettre en procès Jones, la Fondation Dawkins et Amazon, tout bonnement, pour ces insultes qui lui sont jetées à la face, et exercice manifeste de diffamation.

 

Son ouvrage cherche à démontrer qu'il existe une conspiration scientifique internationale, qui tente de cacher au grand-public les preuves implacables de l'existence de Dieu. Heureusement qu'il a décidé de raconter toute la vérité, rien que la vérité, j'ai peut-être pris de la drogue, mais je le jure !

 

Une audience liminaire se déroulera dans deux jours, et devra décider si oui ou non le procès peut s'ouvrir.

 

De quoi alimenter les militants qui estiment, outre-Manche, que la législation sur la diffamation a vraiment besoin d'être réformée, pour empêcher n'importe qui de faire n'importe quoi.