La culture ne rapporte plus autant à Amazon

Clément Solym - 30.04.2010

Edition - Economie - livres - musique - films


Ah ça, oui, il était beau le premier trimestre 2010 d'Amazon : un résultat en hausse pour le chiffre d'affaires avec 7,13 milliards $ et un bénéfice de 299 millions $. Forcément, le cybermarchand pouvait pousser des hourras grandioses.

Cependant, nous avions déjà noté que quelques doutes subsistaient. En effet, l'intégration et la vente de chaussures, par exemple, diversifiaient sûrement l'activité, mais pouvaient donner une image fausse des ventes réelles, et notamment dans les secteurs culturels.

Parce qu'il ne faudrait pas perdre de vue que l'activité première d'Amazon, celle qui l'a lancé, c'est tout de même la vente de livres, de musique et de films... Pour autant, quelle est la réalité aujourd'hui des revenus et des ventes du marchand en ligne ? Toute autre, en effet.

Selon le tableau ci-dessous, on comprend bien que la vente de produits culturels n'est plus vraiment ce qui rapporte chez Amazon. Livres et musique représentent moins de la moitié des revenus du site. Car 3,51 milliards $ ont été générés avec ces produits, contre 3,7 milliards $ pour tout ce qui est électronique et autres marchandises, non culturelles.


D'ailleurs, il serait intéressant de savoir où se situe le Kindle dans ces chiffres, puisque le lecteur navigue précisément entre les deux catégories.

Ce qui reste clair, c'est que la transition opérée par le marchand, qui a plus que diversifié son activité, lui est largement favorable. Peut-être une indication pour les librairies indépendantes : vendez aussi des télévisions écran plat...