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La fausse critique occupera 15 % des réseaux sociaux en 2014

Clément Solym - 18.09.2012

Edition - Société - Gartner - Technologies de l'information - Etude


Une étude de Gartner, spécialiste des dernières tendances en NTIC, révèle l'ampleur des avis de consommateurs factices sur internet et les réseaux sociaux. Selon l'institut, 10 à 15 % des commentaires postés en ligne seront faux d'ici 2014. Toutefois, les analystes prévoient que la hausse de vigilance des médias face à ce phénomène conduira à placer de nombreux falsificateurs dans le collimateur de l'U.S Federal Trade Commission dans les deux prochaines années.

 

 

 

Dans le cadre de ses achats, le réflexe du consommateur est bien souvent de rechercher une recommandation sur les produits, et de plus en plus en ligne. Les réseaux sociaux prennent ainsi une place importante dans ce rôle de prescripteur. Encore faut-il que les conseils soient donnés par de véritables personnes et non par les marques elles-mêmes.

 

Selon le cabinet britannique, il est temps de prendre une position critique face à ces avis hébergés par les médias sociaux. Son analyse démontre l'importance des faux avis, qui risquent d'être payés par les marques avec la finalité de favoriser leur image ou celle de leurs produits.

 

Jenny Sussin, analyste pour Gartner a expliqué : « Avec plus de la moitié des internautes sur les réseaux sociaux, les organisations recherchent de nouvelles façons de grossir les rangs de leurs “followers', de générer plus de clics sur leurs vidéos, d'obtenir de meilleurs commentaires sur leurs produits et de solliciter plus de 'likes' sur leur page Facebook. [...]

 

De nombreux commerciaux se sont mis à payer des commentaires positifs grâce à de l'argent, des coupons ou des promotions dans l'espoir d'augmenter leurs ventes, la fidélité des clients et la promotion des consommateurs dans le cadre de campagnes de bouche à oreille sur les réseaux sociaux. »

 

La pratique n'est pas sans risques pour les entreprises, et la Federal Trade Commission a commencé à se pencher sur les dérives. Des condamnations et lourdes amendes seront prévues pour les fraudeurs, avec à la clé un impact des plus néfastes sur leur image.

 

En France, c'est la Direction générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes qui veillera à garantir l'authenticité des commentaires. Une norme, actuellement préparée par l'Autorité française de normalisation (Afnor), sera dévoilée dans les prochains mois.