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La fermeture de librairies à répétition : aucune fatalité

Clément Solym - 29.07.2010

Edition - Economie - fermeture - librairies - initiatives


Dans un contexte particulièrement difficile pour plusieurs régions, des libraires refusent la fatalité. Si beaucoup sont tout de même poussés à la fermeture, ce sont les clients et riverains qui se mobilisent pour que le fond littéraire ne disparaisse pas. « Il y a une réelle volonté politique de nous aider. Les gens qui ont appris mon départ étaient motivés pour faire quelque chose et ont  fait preuve de réactivité », témoigne auprès de ActuaLitté Christophe Dupuis, libraire à Langon spécialisé dans le polar (Gironde).

Trouver de nouvelles solutions

Tenté par une expérience parisienne, le gérant de la boutique Entre deux noirs, ne pouvait se résoudre à ce que les locaux accueillent un commerce sans lien avec le livre. Avec l’aide de Philippe Plagnol, adjoint chargé de la Culture sur la commune, l’homme monte un projet de Société coopérative d’intérêt collectif (SCIC). Si les choses sont en attentes pour l’heure, été oblige, M. Dupuis a bon espoir que la situation s’améliore, notamment grâce à l’apport des clients et habitants des environs.

Avant Langon, l’année dernière, une librairie de Poligny avait bénéficié de ce type de reconversion en société par actions simplifiées, et encore en mars dernier, le grenier de Dinan, revendeur breton avait pu compter sur la détermination de sa clientèle pour rester ouvert.

Repenser sa stratégie

Pour d’autres librairies qui n’en sont pas à cette extrémité, il faut se tourner vers des investissements différents, mais tout aussi nécessaires. Boutique historique sur Nancy, À la Sorbonne, a refait peau neuve jusqu’à se rebaptiser en « Stanislas ». Hommage à la fameuse place mais également à la deuxième boutique de la chaîne sise à Lunéville. Spécialisée en ouvrages scolaires comme le rappelle son nom, la boutique a également mis l’accent sur son catalogue de littérature régionale et devrait continuer dans cette voie.


A La Sorbonne, 12 rue saint Dizier, Nancy

« Un besoin de stimuler les ventes en plus d’un de redonner un petit coup de jeune », commente une des salariées. Si elle n’a pas eu vent de fermetures comme dans le nord de la France, la libraire note une réelle « baisse des chiffres depuis janvier, due à la crise ». Un contexte difficile que l’analyse de Christophe Dupuis nuance, du moins localement.

« En marge du polar, il reste bien des choses à faire. Je vends ma boutique à l’équilibre, mais un jeune vendeur dynamique et motivé peut faire une progression de 30 % dans d’autres genres littéraires. » Et précise qu'il en donnera les moyens : « Je serai là pendant un moment pour accompagner le revendeur dans l’univers du polar ».



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