La fille de Stan Lee, JC Lee, n'aura pas le contrôle des oeuvres de son père

Antoine Oury - 30.06.2020

Edition - Justice - JC Lee Stan - Stan Lee POW! - POW! Entertainment proces


Un échec pour la fille de Stan Lee, JC Lee : lancée dans une procédure contre POW! Entertainment, ancienne société de son défunt père, elle s'est vu renvoyer dans les cordes par le juge. JC Lee affirmait que le groupe chinois Camsing International Holding Limited, propriétaire de POW!, n'avait aucun droit sur les créations et l'image de Stan Lee.

Stan Lee bust


Un million $ de dédommagements et 250.000 $ d'amende pour la fille de Stan Lee, JC Lee : le bilan n'est pas brillant, après le verdict rendu par le juge Otis Wright II, du district de Californie. Il a balayé les accusations de la fille de Stan Lee à l'encontre de la société POW! Entertainment et, surtout, du groupe chinois Camsing International, désormais propriétaire de POW!, entreprise créée par Stan Lee.

JC Lee accusait le groupe Camsing International, mais aussi deux anciens associés de son père, Gill Champion et Arthur Lieberman, d'avoir « trompé » ce dernier pour le conduire à des choix malheureux. Une accusation d'abus de faiblesse et de tromperie, donc, qui faisait suite à un procès que Stan Lee avait lui-même intenté à son ancienne société, POW!, Shane Duffy et Gill Champion en mai 2018.

Le cocréateur des Quatre Fantastiques et Spider-Man avait renoncé à cette action en justice, où il réclamait un milliard $ en dédommagements, quelques mois plus tard, assurant que tout était rentré dans l'ordre.

En septembre 2019, moins d'un an après sa disparition, la fille de Stan Lee relançait le procès sur la base des accusations formulées par son père, en assurant cette fois que les manipulations remontaient à bien plus loin, dès le début des années 2000. JC Lee visait particulièrement les associés de l'époque de son père, alors que ce dernier ne travaillait que de loin avec Marvel et Disney.

JC Lee soutenait également que Stan Lee avait accordé la gestion complète de ses droits à Stan Lee Media, une autre société créée par son père. POW! Entertainment, à l'époque, avait commenté le procès en assurant qu'il s'agissait d'une « procédure abusive ».
 

« Un exemple pour les héros du quotidien »


Le verdict du juge s'est avéré particulièrement sévère à l'égard de JC Lee : « Stan Lee, un superhéros à sa manière, était un exemple pour les héros du quotidien », a souligné Otis Wright II. « La Cour intime les deux parties de respecter son image et son héritage et de cesser cette procédure sans fondement. »

Un sévère désaveu pour JC Lee, au grand désespoir de ses avocats : « La sanction financière extrême imposée par le tribunal suite aux efforts des héritiers pour protéger les droits de Stan Lee du contrôle et de l'exploitation par un ancien partenaire qu'il détestait et une société chinoise qui a utilisé son nom pour commettre une fraude d'un milliard de dollars en Chine est incompréhensible », ont-ils indiqué à Comic Book.
 
Gill Champion, de POW! Entertainment, s'est réjoui de la décision du juge : « Stan a créé POW! de son plein gré il y a 18 ans, à mes côtés, pour protéger le travail de toute sa vie. Avant son décès, Stan était catégorique : POW! pouvait continuer à prendre soin de ses créations et de son image après son départ, car il espérait que nous préserverions son héritage pour les générations à venir. »

Photographie : Gage Skidmore, CC BY-SA 2.0


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