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La fille du créateur de Superman veut récupérer ses droits

Clément Solym - 17.10.2012

Edition - Justice - Superman - DC Comics - Warner


La famille du défunt co-créateur de Superman, Jerry Siegel, entend bien poursuivre sa lutte contre la très puissante Warner. Laura Siegel Larson a beau admettre que sa famille est le David dans cette histoire et Warner le Goliath, cela ne l'a pas empêchée d'écrire une lettre ouverte aux fans du super-héros.

 

Superman Returns - London IMAX

Superman Returns London Imax,  frankdasilva, CC BY-NC-ND 2.0

 

Pour comprendre les tenants et les aboutissants de cette triste affaire, il faut remonter en 1933. Cette année-là deux jeunes hommes de Cleveland, Jerry Siegel et Joe Shuster, donnent naissance à l'un des personnages de bande dessinée les plus connus du vingtième siècle : Superman. Après quelques galères ils parviennent, en 1938, à vendre le premier épisode de Superman pour la somme de 130 dollars à la National Allied Publications qui deviendra plus tard DC Comics. En vendant cette histoire, ils cédaient par la même occasion les droits du personnage et ne toucheront pas un centime malgré le succès de leur création. Ils passeront la plus grande partie de leur vie en procès contre DC Comics, maintenant la propriété de Time Warner, sans obtenir gain de cause.

 

À la mort de Jerry, sa femme prend le relais. Aujourd'hui, c'est au tour de la fille de mener la bataille seule en poursuivant la poursuite judiciaire lancée contre la Warner en 1997. Dans cette lettre, elle met en avant ce que représente Superman, à savoir la justice et la défense des opprimés, pour le confronter à l'attitude de la Warner. Elle termine son courrier ainsi : « Superman, l'incarnation de la vérité et de la justice, laisserait-il Warner bros., DC Comics et leur bande d'avocats s'en tirer comme ça ? Jamais de la vie ! » Elle promet aussi de mettre en avant les « stratégies » utilisées par Time Warner pour la priver elle et sa famille de ce qui lui revient de droit.

 

Nul doute que cette longue bataille judiciaire n'est pas prête de se terminer. Warner et DC Comics ne seront sans doute pas effrayés par cette lettre. Dans le passé, lors de la sortie du premier film, des auteurs de bande dessinée avaient mené une campagne publicitaire pour protester contre le sort injuste réservé à Siegel et Shuster, sans résultats probants.