La fin des librairies Borders sans impact sur la croissance de l'ebook

Clément Solym - 25.07.2012

Edition - Librairies - librairie - livre numérique - croissance


La consommation de livres imprimés, si elle prend du plomb dans l'aile, outre-Atlantique, au profit du développement de la consommation d'ebooks, continue de croître sur internet. Les derniers résultats de recherche du cabinet Simba Information, propose, pour sa 4e édition, un aperçu global dans ventes au détail, pour le livre. 

 

 

 

 

Proposé pour quelque 2745 $, le rapport est accessible à cette adresse. Mais avant de mettre la main à la poche, il faut prendre connaissance de quelques tendances notables pour le marché du livre en 2012. Pour la première fois, le groupe recherche en effet à établir les tendances en s'appuyant sur les cinq dernières années, pour dégager les motivations des clients. 

 

Et probablement, arriver à brosser les futurs projets qui pourraient être porteurs sur les années à venir. 

 

Le rapport indique cependant que les consommateurs ont toujours le goût de la librairie physique, et qu'ils ont adopté un comportement d'acheteur plus que de lecteurs. En somme, comme pour tout un chacun, on achète plus que ce que l'on ne lit. Néanmoins, la tendance salle de vente se confirme : les établissements physiques servent de plus en plus de show-room, dans lesquels on vient faire un tour, avant de se décider à acheter ailleurs - en l'occurrence, sur internet. 

 

Dans ces conditions, l'industrie, et plus précisément, les éditeurs, sont invités à apporter un plus grand soutien aux librairies, afin de les préserver et de « penser à des outils originaux pour développer un système durable », dans la vente de livres.

 

En raison de l'effondrement des magasins Borders, et de la faillite de la chaîne, ce sont des centaines d'espaces de vente de livres qui ont été engloutis, permettant un report des clients vers d'autres établissements, mais également une croissance de la vente sur internet plus forte. Michael Norris, analyste senior de Simba, explique que le commerce du livre doit trouver des modèles qui permettent de continuer à travailler avec les petits revendeurs, faute de quoi ils finiront également par être absorbés par les dettes. 

 

Et pour les éditeurs, ce seront une baisse de l'activité évidente, sur le long terme. 

 

Les données recueillies par Simba montrent que la plupart des consommateurs continuent d'acheter des livres papier, mais que la fin des librairies de la chaîne Borders n'a pas eu un impact positif sur les ventes de livres numériques. 

 

Pour Michael Norris, l'un des atouts serait la possibilité de passer en boutique, et d'avoir des alertes permettant de découvrir un livre spécifique et de l'acheter immédiatement en version numérique. Tout en jouant sur la prescription du client auprès de ses relations. « Un tel système permettrait aux libraires de faire augmenter leur valeur, donnerait aux éditeurs des arguments pour investir davantage dans les produits physiques, et peut-être, empêcherait l'industrie de concentrer un grand pouvoir dans trop peu de revendeurs. »