La Floride et le Wisconsin choqués par les best-seller de John Green

Antoine Oury - 31.07.2014

Edition - Société - John Green censure - collèges américains - Floride Wisconsin


Régulièrement, les bibliothèques scolaires américaines font face aux mécontentements des parents d'élève, à la faveur de l'écriture un peu trop crue, selon eux, d'un auteur ou de thèmes approchant la sexualité, la violence ou le racisme. L'écrivain à succès John Green, connu pour ses titres jeunes adultes, en a fait les frais en Floride et dans le Wisconsin.

 

 

John Green

John Green en juin 2014, en Californie (Gage Skidmore, CC BY-SA 2.0)

 

 

La National Coalition Against Censorship, mais également l'American Library Association, organisme national des bibliothèques, tiennent à jour un recensement précis des cas litigieux dans les collections des institutions. Et ce, afin de conserver un registre des censures ou interdictions potentielles. John Green a été sous les feux de la rampe, avec deux cas, en Floride et dans le Wisconsin.

 

En Floride, c'est le roman Paper Towns (La face cachée de Margo en VF) qui a choqué une mère d'élève, après que sa fille de 13 ans lui ait demandé la signification du mot "masturbation". La mère, très remontée, a relevé d'autres occurrences jugées malvenues, comme « des "F-bombs" [le mot fuck, NdR] et des références à des relations sexuelles entre adolescents ».

 

Comme souvent dans ce genre de cas, la bibliothèque scolaire - ou vraisemblablement le proviseur - a tenu à calmer le jeu, et a ordonné le retrait du livre des collections. Mais la National Coalition Against Censorship a réagi, et l'ouvrage a retrouvé sa place sur les étagères.

 

L'autre ouvrage, du même auteur, Looking for Alaska (Qui es-tu Alaska ?), a été chahuté dans le Wisconsin, pour des raisons similaires. Le conseil de l'école s'est réuni, et a décidé de ne pas donner suite à la requête du groupe de parents d'élèves. 

 

John Green, auteur du best-seller The Fault in Our Stars, est un habitué de ce type de procédure, et avait même jugé utile de faire savoir qu'il n'était pas « un pornographe » dans une de ses vidéos, en 2008. Il a « l'honneur » d'apparaître à la 7e place de la liste des auteurs les plus contestés aux États-Unis, pour Looking for Alaska, en 2012 et 2013.