La Floride se dote de sa bibliothèque sans livre - vision futuriste ?

Clément Solym - 21.08.2014

Edition - Bibliothèques - Floride bibliothèque - livre dématérialisé - étudiants numérique


La bibliothèque sans livre devient une sorte de norme. Depuis la création de Bibliotech, première du genre, créée au Texas, l'approche 100 % numérique d'un pareil établissement fait des émules. Des contenus dématérialisés, sur des centaines de mètres carrés, voilà qui étonne toujours. 

 

 

 

Bibliotech, ce sont 2 millions $, pour 600 lecteurs ebook, 48 ordinateurs de bureau, 10 portables et 40 tablettes. Le tout pour simplifier la vie des utilisateurs, et leur permettre un accès simplifié aux œuvres numérisées. 

 

 

 

Depuis cette première expérimentation, l'idée suit son cours, et la Florida Polytechnic University est le prochain établissement à se lancer. Le campus souhaite monter une nouvelle Silicon Valley de l'est, et dispose déjà d'un bâtiment, solidement conçu par l'architecte espagnol Santiago Calatrava. 

 

Sans aucun livre, le principal espace s'appelle Innovation, Science and Technology Building, et près de 500 étudiants y passeront désormais leur temps. Sur le deuxième étage, on retrouvera en revanche les services de bibliothèque plus classique — mais toujours sans livre. 

 

Des connexions internet, et un catalogue numérique qui débute avec 135.000 ebooks, voilà qui a de quoi séduire. Évidemment, cela provoque les traditionnelles critiques : que se passerait-il si les connexions tombent en rade ? Ou comment peut-on valoriser un service où les enfants n'ont pas la chance d'être en contact direct avec des ouvrages de papier et d'encre ? 

 

La bibliothèque a pris ce parti d'une modernité dématérialisée, avec une superficie de 930 m2. Pour Kathryn Miller, directrice, le projet « encourage les bibliothèques à repenser leur identité autour du livre, pour rester pertinent ». Car en plus des lieux, des programmes scolaires spécifiques ont été organisés : cours d'éthique, ou la question du plagiat, et de nombreuses autres approches 3.0. 

 

Et sur la question de la dématérialisation, c'est l'information qui importe, et non sa forme, insiste la directrice. « Nous voulons que les élèves identifient leurs besoins en informations, et qu'ils soient en mesure de trouver la donnée pertinente, pour l'appliquer à leur cursus scolaire, et en fin de compte, avec une approche professionnelle. »

 

Le budget annuel sera de 60.000 $ pour acquérir de nouvelles œuvres. Mais de multiples passerelles entre les bibliothèques du pays et la FPU seront étudiées pour élargir l'offre aux étudiants et enseignants. (via Library Journal)