La Fnac se veut rassurante quant aux chiffres du premier semestre 2014

Louis Mallié - 31.07.2014

Edition - Economie - Fnac - Premier Semestre 2014 - Pertes


Dans un communiqué paru hier, la Fnac fait part de ses chiffres pour le premier semestre 2014. Le résultat se veut optimiste, avec une décroissance significative des pertes : contre une diminution de 5,2 % du chiffre d'affaires en 2013, le premier semestre n'affiche plus que - 1,8 %.  Du positif, donc, en un sens - quand bien même les chiffres demeurent largement dans le négatif.

 

 

 Fnac aéroport de Paris

ActuaLitté, CC BY-SA 2.0

 

 

La Fnac se veut rassurante quant à ses chiffres du second trimestre de cette année : « À périmètre comparable et taux de change constants, le chiffre d'affaires du Groupe est stabilisé au 2 ème trimestre (-0,6%), contre une baisse de -1,5% au 1er trimestre 2014, et de -3,1% sur l'ensemble de l'année 2013. » Une bonne chose, quand bien même le groupe ne cache pas une baisse de 1,1 % par rapport à la même période en 2013, avec un chiffre d'affaires pour l'instant fixé à 800 millions d'euros ...

 

Celui-ci s'explique principalement par la dépréciation du real brésilien par rapport à l'euro (sur 68 magasins à l'étranger, le groupe Fnac en possède 11 au Brésil), et une baisse de -2,2 % des ventes en partie explicables par la Coupe du Monde… Du reste, l'environnement de consommation aurait peu évolué en comparaison 1 er trimestre : « La consommation des ménages est restée atone en France. La reprise économique est lente dans la Péninsule Ibérique, en particulier en Espagne. Dans ce contexte, les marchés du Groupe sont restés en baisse sensible, avec une intensité commerciale accrue », explique le groupe.

 

Pourtant, bien qu' « atone », le Groupe précise que le marché français demeure, avec sa faible croissance de 1,1 % par rapport au premier trimestre 2014, le principal porteur de « l'amélioration séquentielle des ventes ». Même paradoxe pour la péninsule ibérique. En dépit d'une reprise économique pourtant qualifiée de « lente » (avec encore une baisse de 0,6 % des ventes au second trimestre), le Groupe préfère parler de « stabilisation de ses ventes », le tout rangé dans la case « amélioration de l'activité ».

 

Même topo dans l'ensemble des magasins implantés en Suisse et en Belgique : si les ventes continuent de baisser au second trimestre, le gouffre n'augmente plus  : plus que -4,8 % au second trimestre 2014 contre - 7,1 % au premier. « Le Groupe a continué à bénéficier de la montée en puissance des initiatives stratégiques et à mener une politique commerciale offensive », justifie le communiqué. 

 

Un résultat opérationnel courant encore "négatif de -19,7 millions d'euros"

 

En somme, le chiffre d'affaire de ce premier semestre 2014 se chiffre à 1639 millions d'euros, contre 1669 en 2013, représentant ainsi un recul de 1,8 % par rapport au 1 er semestre 2013. Surtout, alors que le chiffre d'affaires du premier semestre enregistrait une diminution de 5,2 % l'année dernière, il n'a donc  reculé que de 1,1  % pour cette année.

 

« Les résultats du 1er semestre confirment l'amélioration graduelle de la performance des ventes du Groupe engagée fin 2013 et le renforcement de son profil financier », conclut le document. De son côté, le PDG du groupe, Alexandre Bompard, se veut également enthousiaste : « Les résultats enregistrés au 1er semestre confirment la progression générale de l'entreprise dans des marchés fortement promotionnels et toujours en décroissance. Ainsi en France, après plusieurs années de baisse, la Fnac affiche un chiffre d'affaires en croissance au second trimestre et la poursuite de gains de part de marché. [...] Parallèlement, la génération de trésorerie s'accélère, illustrant le redressement de la Fnac et la solidité de son modèle financier. »

 

Pour autant, la Fnac demeure dans une situation compliquée :  « Au 30 juin 2014, le résultat opérationnel courant de Groupe Fnac est négatif de -19,7 millions d'euros », admet malgré tout le communiqué, ajoutant tout de même que le chiffre représente « -7 millions d'euros par rapport au premier semestre 2013 ». En bref, le chiffre des pertes a arrêté de croître, mais il n'en demeure pas moins bien établi.

 

Quoi qu'il en soit, la Fnac semble bien décidée à combattre la tendance négative du marché. Et les nombreuses initiatives du groupe, pour qui la meilleure défense semble être l'attaque, tendent à le prouver : on rappellera notamment l'ouverture de deux nouveaux magasins en Auvergne et dans le Pas-de-Calais, ou encore l'annonce du lancement de l'offre inspirée d'Amazon Fnac Express + en cette première moitié de l'année 2014.